Bienvenue dans l'antre de Gaueko, forum de support pour les campagnes en cours.
 
AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 La croisade en Cappadoce

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Papyrus
test


Messages : 427
Date d'inscription : 05/04/2011
Age : 47

MessageSujet: La croisade en Cappadoce   Mer 12 Nov - 15:32

Les armées croisées marchaient vers HERACLEE, lorsque soudain devant eux se dressait un défilé plongeant au coeur des Monts TAURUS.
Et derrière ce défilé, une armée gigantesque de turcs seldjoukides faisait face aux armées croisées.
Tandis que les chefs francs tergiversaient, les 2 armées immobiles se jaugeaient sans esquisser le moindre mouvement offensif.

Tout à coup, le ciel s'assombrit et les nuages noirs s'amoncelèrent. Un vent violent se levait tandis que le tonnerre grondait à l'horizon: loin au nord. Les éclairs illuminaient le ciel par instant laissant apparaître un peu de lumière et un peu d'espoir.
Le père Iago priait intérieurement pour que la croisade puisse vaincre cet nouvel obstacle. Tant de choses s'étaient déjà produites en si peu de temps...
Toutes les armées s'inquiétaient du temps et de l'atmosphère surnaturelle aux alentours. L'inquiétude se lisait sur les visages et la lune n'était plus visible.
La peur et la superstition gagnent tous les combattants, y compris les plus aguerris comme les Tafurs.
Etrangement, il ne pleut pas mais le vent est de plus en plus violent. Nul doute qu'une tempête se prépare à l'horizon.

Ando Derevit sort de son charriot, lui qui pourtant ne sort quasiment jamais, et fixe son regard sur le maëlstrom de la tempête tout en serrant très fort son coffre et ses chaînes entre ses bras.

Theran Diaclasis, lui aussi sort à la faveur de la pénombre. Il fixe la tempête et se concentre étrangement en restant parfaitement immobile. Cela dure de longs instants comme si il était en transe. Le père Iago ressent quelque chose d'étrange en rapport avec la mort.
Au bout d'une heure, Theran sort de sa torpeur tandis que tout son corps tremble; il dit à la coterie:
" Un démon approche à grands pas de la forteresse du Mont ERCIYAS. Il faut l'arrêter! Rejoignez moi là bas dès que possible!".

Puis, il monte sur un cheval blanc, il se concentre et son corps et celui du cheval deviennent entièrement translucide et fantomatique. Le cheval hennit, se cabre et part au grand galop vers le défilé.
Tous les combattants voient la scène et tremblent de peur.
Theran traverse les armées croisées au galop dans la peur et l'inquiétude; il traverse tous les obstacles devant lui et sa monture comme si ceux ci n'avaient jamais existé. Certains combattants se signent et se mettent à genoux devant cette apparition apocalyptique. Des cris et des clameurs se font entendre chez les croisés:
" Ecartez-vous! C'est l'un des quatre cavaliers de l'apocalypse! Il se dirige vers les sarrasins! Dieu est avec nous! "'

effectivement, Theran s'engage dans le défilé et traverse les lignes des sarrasins. Les soldats sont terrorisés et restent prostrés pour la plupart. Certains flèche et envoie leurs lances vers le cavalier, mais rien ne l'arrête...
Les soldats ennemis traversés par le fantôme poussent des cris de terreur et d'horreur mélangés.

A vive allure, Theran traverse les armées Seldjoukides et se dirigent au nord vers la tempête.

Pour le père Iago, aucun doute ne subsiste, trop de coïncidences existent. Dieu le guide et le protège car il ne peut s'empêcher de se souvenir du texte des évangiles 6,1-8:

Et ma vision se poursuivit. Lorsque l’Agneau ouvrit le premier des sept sceaux, j’entendis le premier des quatre Vivants crier comme d’une voix de tonnerre : « Viens ! » (2) Et voici qu’apparut à mes yeux un cheval blanc ; celui qui le montait tenait un arc ; on lui donna une couronne et il partit en vainqueur, et pour vaincre encore.

(3) Lorsqu’il ouvrit le deuxième sceau, j’entendis le deuxième Vivant crier ; « Viens ! » (4) Alors surgit un autre cheval, rouge-feu ; celui qui le montait, on lui donna de bannir la paix hors de la terre, et de faire que l’on s’entr’égorgeât ; on lui donna une grande épée.

(5) Lorsqu’il ouvrit le troisième sceau, j’entendis le troisième Vivant crier : « Viens ! » Et voici qu’apparut à mes yeux un cheval noir ; celui qui le montait tenait à la main une balance, (6) et j’entendis comme une voix, du milieu des quatre Vivants, qui disait : « Un litre de blé pour un denier, trois litres d’orge pour un denier ! Quant à l’huile et au vin, ne les gâche pas ! »

(7) Quand il ouvrit le quatrième sceau, j'entendis la voix du quatrième être vivant qui disait : Viens. Je regardai, et voici que parut un cheval d'une couleur pâle2. Celui qui le montait se nommait la mort, et le séjour des morts l'accompagnait.

Alors, on leur donna pouvoir sur le quart de la terre, pour exterminer par l’épée, par la faim, par la peste, et par les fauves de la terre.


Iago se souvient du 1er cavalier qui porte une couronne (comme Theran), a l'apparence d'un mort, est l'esprit de la conquête, symbolise la parole de Dieu et la guerre...
Tout se met en place, sa transformation en vampire par une baali infernaliste, la croisade, la volonté de Dieu pour retrouver Lilith grâce à Theran, libérer la terre sainte et Jérusalem.
Le Père Iago se sent transporté comme dans un rêve et une bien curieuse sensation de pureté l'envahit. Cette aura qui pourtant avant le gênait tant, maintenant elle lui est familière et il la porte comme un bâton de pèlerin.
Iago perçoit même les auras maudits de ses compagnons sans les juger ou même les blâmer.
Il ne sait que trop ce que le mot "banni" veut dire...

Tandis que les armées croisées se reforme et reprennent leurs esprits, des soldats sont emmenés vers l'arrière car leurs cris de démence inquiètent et affole ceux qui tiennent le choc.

On demande rapidement à tous les prêtres de porter assistance aux soldats meurtris au plus profond de leurs âmes. C'est alors que, tentant de prendre en charge les pauvres ères semi déments, Iago prie pour le salut de leurs âmes ainsi que pour leurs guérisons.
Etrangement, le prêtre ressent une énergie divine qui le transcende et canalise ses forces vers la guérison spirituelle des soldats touchés par le traumatisme. Puis, peu à peu, les soldats retrouvent leur calme à force de patience, de prières et de dévotion.

Iago a presque envie de pleurer, car pour la première fois depuis le début de sa misérable existence, il comprend enfin le véritable sens du mot AMOUR. Au sens biblique et angélique du terme: il sait désormais ce que l'amour bienveillant et désintéressé peut apporter au monde. Désormais, ses sensations et son ressenti lui montrent l'infinie compassion que l'amour apporte et il réalise à quel point la vie est dure et cruelle lorsque l'on agit sans amour envers son prochain.

Maintenant, Iago sait qu'il est sur la voie de Dieu et du salut de son âme. Il sait aussi que lui et ses compagnons doivent réaliser le grand dessein de Dieu contre les baalis afin de retrouver Lilith et ce, même si les vérités et les mystères de Dieu sont souvent impénétrables...


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Gaueko
Admin
avatar

Messages : 388
Date d'inscription : 22/03/2011

MessageSujet: Re: La croisade en Cappadoce   Jeu 13 Nov - 10:11

Une fois le calme retombée sur le camps, la panique endiguée au sein des croisées, et la certitudes acquises que la situation actuelles ne tourneras pas en bain de sang dans les prochaines secondes. Le  Père Iago fais mander une réunion du Conseil des Ombres. Il envoie rapidement Lucciano et Piotr prévenir leur chevalier respectif qu'ils sont attendus au chariot orné d'une croix, puis s'en vas prévenir en personnes les deux jeunes femmes qui l'accompagne. Après les excuses adéquates, il leur demande de le rejoindre elles aussi, dans le chariot flanqué du symbole Chrétien.

Rapidement, le Conseil des Ombres est au complet, et le père Iago s'accorde quelques secondes de réflexion avant de prendre la parole, le temps pour lui d'observer la réaction de ses goules.

- Mes amis, vous avez sans aucun doute vu ou entendu les derniers événements qui agitent notre camps. Et bien que certains détails m'échappent encore, je peut vous affirmer qu'il s'agit là d'un signe divin… Je sais et je sens que quelques choses à changer en moi, cette aura que certain d'entre vous avez déjà rencontré, celle que les Nocturnes appellent « vrai foi », et bien je pense en être moi aussi détenteur maintenant. Je ne peut m’empêcher d'y voir une forme d'approbation quant à certaines de mes convictions personnelles, mais j'y trouve surtout la preuve que certaines rencontres n'étaient pas dû au hasard. Cependant, je garde la tête froide, et ne perd pas de vue que je ne dois pas m'égarer du chemin de Dieu, et ce malgré ces changements. Peu importe la situation, je suis et reste le père Iago, homme de Dieu, homme du peuple et Nocturne…. Je tenais à ce que vous soyez parmi les premiers à apprendre ces changements car vous serez forcément impactés. Avant de vous laisser la parole, et de répondre à vos éventuelles questions, j'aurais une demande à formuler : Dame Rizka, accepteriez vous de me confier vos dessins ? Juste le temps d'une nuit, après je vous les rendrais,  j'aimerais juste les étudier en détails.

(En l’occurrence seul son dessin posté dans la galerie m’intéresse à première vue, je l'ai vu par hasard en cherchant les noms des écuyers, et je sais pas pourquoi mais le ciel orageux, les bâtiments dans les montagnes et l'ambiance générale du dessin, me font étrangement penser au mont Ercyias).

Bien, je vous écoutes mes amis, parlez sans craintes, et je répondrais autant que possible à vos questions. Et n'hésitez surtout pas à me faire part de vos avis.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://antre-gaueko.forumgratuit.org
Papyrus
test


Messages : 427
Date d'inscription : 05/04/2011
Age : 47

MessageSujet: Annonce   Ven 21 Nov - 11:08

Face aux révélations du Père Iago, la joie et l'espoir retentissent bruyamment dans le charriot.
Beaucoup d'exclamations et de cris de joie viennent ponctuer les déclarations du Prêtre quant à sa révélation mystique.

La première a réagir est Desma qui se jette au cou de Iago et l'étreint fortement:
" C'est formidable Père Iago!!! Vous aviez raison: nous ne sommes pas maudits et c'est bien Dieu lui même qui nous a poussé sur ce chemin!!! Je suis fière d'être votre fidèle servante et serviteur car je pense que vous réaliserez vous et vos compagnons de grandes choses en rapport avec le divin."

Puis se reprenant quelque peu, elle relâche progressivement son étreinte et prend une posture plus digne pour une ancienne nonne.

Vittorio se lève et adresse une accolade digne et sincère au Père Iago le félicitant de son nouveau "statut":
" Je savais que vous étiez un saint homme, mais je n'imaginai pas que c'était à ce point. Je n'aurai maintenant plus de doutes vous concernant et je ne peux que vous demander une faveur des plus audacieuse..."

Il marque une courte pause et finit par dire entre deux sanglots:
" J'ai besoin que vous me confessiez mon Père car j'ai beaucoup pêché ces temps-ci... J'ai tué de nombreux soldats en les renvoyant devant leur créateur et je ne sais si la cause que nous servons justifie ces crimes? Je suis loin d'être irréprochable mais j'attends humblement de vous que vous soyez un phare dans la nuit pour nous tous... "

Comme pour devancer ta réponse, Antor KEREVITZ ne peut s'empêcher lui aussi de te féliciter:
" Votre foi vous honore Père Iago et je suis fier d'être votre serviteur. Je comprends les états d'âme de mon compagnon d'armes qu'est Vittorio. Néanmoins je suis moins sensible que lui. Votre révélation mystique montre que nous sommes ici pour combattre les forces du mal et malheureusement... le doute n'est plus permit... la tergiversation non plus. Nous devons être forts, même si cela peut passer parfois par des actes qui ne nous honorent pas. Mais gardons à l'esprit notre esprit chevaleresque pour triompher du malin."

Alliant l'acte à la parole, il dégaine lentement son épée, s'agenouille devant le Père Iago et lui présente son épée en signe d'allégeance.
" Mon bras vous appartient mon Père. Puisse-t-il pourfendre vos ennemis et les ennemis de Dieu. "

Face à la gravité de la scène, tous le monde retient son souffle et le Père Iago bénit Antor comme il se doit. Antor est aussitôt imité par Vittorio dont les yeux sont encore un peu rougis par les larmes.
" Moi aussi Père Iago je renouvelle mon serment d'allégeance à votre égard. Puisse Dieu vous inspirer encore davantage et guider mon bras et mon âme. "

Dès que la scène se termine, Dame Rizka part et revient très vite avec le dessin dont tu as fait mention dès le début de ton discours.
Etrangement, ce dessin te donne l'impression qu'il décrit le Mont Erciyas. En tout cas, les nuages noirs fantasmatiques ressemblent incroyablement à ce que vous avez vu au nord de la passe du Mont Taurus...

Dame Rizka prend elle aussi la parole:
" Toutes mes félicitations les plus solennelles Père Iago. J'ai découvert tant de choses avec vous... Je vous dois la vie et la non-vie. Je pense au plus profond de moi même que mon destin est lié au votre... Ainsi qu'aux étranges parchemins de Tepekit que j'ai commencé à décrypter comme vous me l'avez demandé. "

Elle baisse la tête humblement (ce qui est extrêmement rare pour une noble qui est confrontée à des roturiers):
" J'ai découvert aussi les liens de l'amour... Et que ceux-ci pouvaient transcender les statuts, le prestige ainsi que la noblesse. Ce que je ne croyais pas possible. "

Puis elle adresse un curieux regard à Antor Kerevitz qui baisse la tête et se met à rougir lui aussi...

Prenant les choses en main, Desma se lève et dit:
" Peut être pourrions nous laisser Dame Rizka et Antor seuls quelques instants! Je suis sure et certaine qu'ils ont beaucoup de choses à se dire... N'est-ce pas Père Iago? D'ailleurs nous pourrions en profiter pour rejoindre les compagnons de la Fraternité de la Dague d'Argent pour que vous puissiez leur annoncer ce que vous venez de nous révéler? "

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Gaueko
Admin
avatar

Messages : 388
Date d'inscription : 22/03/2011

MessageSujet: Re: La croisade en Cappadoce   Ven 21 Nov - 12:40

Le père Iago accueille avec plaisir l'étreinte de sa jeune goule et lui rend de bon cœur.

- "Merci Desma, votre réaction me fais chaud au cœur."

Le père Iago rend également l'accolade à Vittorio avant de lui dire

- "Je ne refuse jamais une confession, je vous accorderais le temps qu'il vous faudra un peu plus tard dans la nuit, et nous pourrons discuter de vos doutes si vous le souhaitez."

Puis en regardant ses deux chevaliers :

- "Merci à tous les deux, votre soutien et votre allégeance me touchent énormément. Je sais que cette guerre n'est pas forcément facile à vivre. Et j'apprécie d'autant plus le fait que vous ne considériez pas comme plaisant ou même normal d'ôter des vies. La guerre et les batailles ont malheureusement  leurs impératifs, et même si nous essayons au maximum de les éviter, parfois nous n'avons pas le choix. Conservez votre esprit chevaleresque, et vos principes moraux car ils sont et seront toujours un bouclier contre l'influence du malin. Il faut être fort certes, mais ne pas non plus oublier notre humanité. Mais nous aurons bien l'occasion de rediscuter de tout cela plus tard. N'oubliez pas que je suis toujours disponible pour vous."

Le père Iago écoute Dame Rizka avec grand intérêt.

- "Merci Dame Rizka, j'ai également beaucoup appris à vos coté, et j'ai aussi la certitude que nos destins sont liées. Concernant les parchemins, je pense qu'ils peuvent être très important pour notre clan, néanmoins il nous faudra rester prudent pour ne pas commettre les même erreurs que Tepekit, car je pense que l'ivresse du pouvoir l'a rendu fou."

- "Je suis heureux que vous ayez fait cette découverte Dame Rizka, sincèrement heureux, je pense que c'est une des plus belles choses que l'existence ai a offrir."

Après une courte pause :

- "En effet Desma, nous allons nous retirer, je dois maintenant avertir nos autres compagnons."

Rapidement le père Iago s'arrange pour réunir ses trois compagnons et amis de coteries dans un chariot, Hugues, Malik et Marjolaine sont également conviés. Une fois l'assemblée présente, le prêtre s'éclaircit la voix et prend la parole :

- "Bien, au vu de la situation et des changements récents, j'ai jugé bon de nous réunir pour voir ensemble la suite des événements. Visiblement quelques choses se trame au nord, et Theran requiert notre présence sur place…"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://antre-gaueko.forumgratuit.org
Papyrus
test


Messages : 427
Date d'inscription : 05/04/2011
Age : 47

MessageSujet: Re: La croisade en Cappadoce   Mer 3 Déc - 15:01

Le premier a prendre la parole est Hugues de Clairvaux qui assez rapidement fait l'analyse de la situation:
" Sur le plan militaire, nous sommes pour l'instant confrontés à une impasse. Les armées Seldjoukides nous bloquent dans la passe et si nous cherchons à forcer le passage, je crains que nos pertes soient lourdes et que cette bataille ne mette en danger l'avenir même de la croisade."

Il réfléchit quelque peu, se gratte la tête et poursuit son raisonnement:
" En revanche, nous ne pouvons attendre là indéfiniment, car à terme, les turcs risquent de rassembler d'autres armées afin de pouvoir nous encercler et nous forcer ainsi à sortir à nos risques et périls... "

Malik de son coté interroge le chef noble de la croisade populaire:
" A votre avis Hugues: que va faire Godefroy de Bouillon et les autres chefs? Vont-ils attaquer? Attendre? Faire autre chose? "

Hugues reprend la parole et répond au Séthite:
" Faire un détour est périlleux, mais je crains que nous n'ayons le choix malheureusement. Peut être pourrions passer par le nord et contourner les Monts Taurus... J'en saurai plus dans quelques jours lorsque les chefs auront discutés et décidés. Mais pour l'instant, tout le monde a peur de cette tempête... J'espère qu'elle s'achèvera bientôt. "

Pendant les débats, Marjolaine semble comme absente et distraite. Les questions militaires ne paraissent pas l'intéresser le moins du monde.
Doriane en revanche écoute attentivement la discussion, même si pour l'instant elle ne dit rien. Peut être est-ce par timidité ou par habitude des us et coutumes du monde des mortels qui veut que les femmes ne participent point aux questions et sujets qui ont traits aux affaires militaires.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
the wanderer
test


Messages : 105
Date d'inscription : 09/04/2011

MessageSujet: Re: La croisade en Cappadoce   Mer 3 Déc - 19:28

Bertrand est resté silencieux tout le long des échanges: il a ressenti l'éclosion de l'aura du père Iago (où devrait on l'appeler Saint père Iago à l'avenir? ha ha...) précédemment et garde beaucoup de choses à penser. La vie aventureuse de la coterie lui a montré que on ne pouvait plus s'arrêter aux apparences et qu'il restait beaucoup de choses à découvrir. Le père Iago excelle dans sa voie spirituelle, à moi de faire de même se dit Bertrand.

Mais ces idées sont vites chassées par ce qu'a évoqué Theran: ce dernier s'est toujours montré en retrait, n'agissant que dans les cas extrêmes. Là il a tout bonnement utilisé de puissants dons pour partir vers le cœur de la tempête! Additionné aux sombres paroles sur le Démon en marche, Bertrand en garde un air grave, préoccupé. Dans ses yeux nul amusement ou malice comme d'habitude, mais plutôt de la préoccupation et de la détermination.

En conséquence de quoi Bertrand rentra dans son wagon puis s’équipa de la tête au pied: armure huilée, dagues de jet, épée et pieux dissimulés avant de rejoindre la réunion des caïnites.Après les quelques paroles échangées pendant lesquelles il garda le silence il profita d'un silence et se leva:

"Vous savez bien tous que je suis l'un de ceux n'hésitant à affronter le danger. Mais à l'heure actuelle ce ne sont pas les troupes ennemis qui me préoccupe mais les derniers mots de Theran. S'il nous a dit que son origine dépend de l'activité d'un démon nos préoccupations devraient être tournées vers cela."

Lentement, le Gangrel parcours l'assemblé du regard.

"J'ai déjà ressenti par le passé l'activité d'un démon dans les batailles à l'Est: il brisait la conviction et la volonté des gens, les réduisant à l'état pathétique d'enfant apeurés. Si une telle chose se reproduisait sur les gens de la Croisade ce serait sa fin. Mais au delà de cela je ne peux rester les bras ballants devant une telle créature. Peut-être certains y verront de l'orgueil mais je compte bien faire tout mon possible pour aider Theran."

"Mais pour en revenir à la Croisade on ne peut pas passer par ce défilé sans subir de lourdes pertes. il faut penser que nous sommes au mieux que à la moitié du trajet et qu'il nous reste de la route et d'autres bataille pour Jérusalem. Ce que Sir Hugues proposait me semble plus avisé, si cette tempête n'était présente."

Après un bref silence Bertrand se tourne vers Doriane: "Doriane, vous qui avez écouté avec attention, qu'en pensez-vous? Peut-être votre opinion, venant d'une personne ayant moins de lien avec les arts militaires, pourrait nous aider."

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Papyrus
test


Messages : 427
Date d'inscription : 05/04/2011
Age : 47

MessageSujet: Re: La croisade en Cappadoce   Mar 9 Déc - 11:27

Doriane écoute les débats avec attention. Lorsque Bertrand l'interpelle et lui demande son avis, elle semble surprise de l'attention que lui porte le Gangrel.

" Merci à vous de demander mon avis sur la question militaire, malheureusement, je ne suis point qualifié ni compétente en la matière et je remets nos vies et celle de la croisade entre les mains des chefs croisés. Nul doute que Godefroy de Bouillon saura nous tirer d'affaire."

Puis elle réfléchit un instant avant de poursuivre:
" Cependant se replier peut inciter les Sarrasins à contre-attaquer ou à nous harceler comme ils l'ont fait depuis le début. De plus, se replier pourrait signifier un abandon de notre part, ou en tout cas être interprété comme tel par les Seldjoukides... "

" La tempête qui se prépare et les propos de Theran m'inquiètent bien sur. Mais pouvons nous voyager seuls et abandonner les armées croisées? Je ne le pense pas car nous serions des cibles faciles et l'impact sur le moral des troupes croisées s'en ressentirait... Moralement, cette éventualité ne me paraît pas envisageable. "

Puis, la caïtiff regarde le Père Iago avec humilité et gêne...
" Le Père Iago a maintenant une aura de notoriété au sein des croisés. Son départ serait une catastrophe. Les hommes d'armes - surtout chez les croisés populaires - ont conscience que Iago a fortement influencé la décision de Pierre l'Ermite quant à la fusion des armées de la croisade populaire avec celles des armées des Princes nobles. "

" Beaucoup sont redevables de la réussite actuelle et de la faiblesse des pertes au Père Iago, à ses compagnons et à l'état major des armées. "

" Je dois également confesser à ma grande honte que je suis quelque peu ... jalouse de ce qui arrive au Père Iago. Bien sur, cela est entièrement mérité que Dieu soit avec lui et protège cet homme saint malgré sa condition vampirique... Mais, la pêcheresse que je suis ne peut s'empêcher de redouter la damnation et les tourments qui m'attendent dans l'au delà à cause de mon manque de pureté et de foi... "

" Je ne peux que me confesser en espérant que le dicton de la bible soit véridique: ce dernier dit en substance: pêché confessé à moitié pardonné. "

" Pour en revenir à la situation présente, je crois qu'il va se passer des choses très graves dans très peu de temps et nous risquons d'être emportés par un tourbillon d'évènements dont la maitrise risque d'être difficile et périlleuse. "

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Gaueko
Admin
avatar

Messages : 388
Date d'inscription : 22/03/2011

MessageSujet: Re: La croisade en Cappadoce   Dim 14 Déc - 19:13

"Ne soyez pas si difficile avec vous-même Doriane. Au yeux de l'église, votre condition actuelle n'est pas des plus pure il est vrai, mais n'oubliez pas pour autant que vos action comptent aussi. Par le passé vous avez su faire preuve d'acte de grande noblesse d'âme, et nul doute que vous saurez continuer cette voie."

Après une courte pause, le père Iago reprend, l'air pensif.

"A titre plus personnel je suis persuadé qu'avec le temps, et Dieu sait qu'en temps que nocturne nous en avons, nous pourrons vous extraire de cette condition... Du moins si tel est votre choix. Après n'y voyez aucune obligation ni demande de ma part, je considère que vous êtes libre de vos choix, comme tout à chacun."

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://antre-gaueko.forumgratuit.org
the wanderer
test


Messages : 105
Date d'inscription : 09/04/2011

MessageSujet: Re: La croisade en Cappadoce   Mar 16 Déc - 19:21

Un léger rire vient de Bertrand.

"Allons Doriane comme le dit le Père Iago vous n'avez pas à démériter. Vous avez vos propres qualités et il est quelque part normal que vous ressentiez vos sentiments actuels. Pour ma part j'en suis à remettre en question certaines de mes idées.

Sinon j'ai demandé votre avis car nous avons la chance d'avoir un groupe de Caïnites très variés: cela veut dire que chacun de nous peut voir la situation sous un angle différent et nous aider tous. Peut être qu'un de nos compagnons pourra trouver la solution de notre dilemne actuel.

Mais pour en revenir sur vos paroles vous avez souligné un point important: le Père Iago est vu par des éléments de la Croisade Populaire comme un repère vers de nombreux croisés se tournent. Cela veut donc hélas dire que nous ne pouvons pas partir directement en laissant les choses en l'état et sans raison valable. Voilà qui rajoute une difficultés supplémentaires..."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: La croisade en Cappadoce   

Revenir en haut Aller en bas
 
La croisade en Cappadoce
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
L'antre :: Commun-
Sauter vers: