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 Anyanka Revan

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Gaueko
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Messages : 388
Date d'inscription : 22/03/2011

MessageSujet: Anyanka Revan   Lun 17 Sep - 19:36

-"Bonjour ma fille".
-"Bonjour mon père, je viens aujourd'hui car nous avons pêché."

Le prêtre marque un blanc avant de répondre :

-"Je vous écoute, confiez-moi vos pêchés et vos compagnons passeront ensuite."
-"Vous... vous êtes sûr, il y en a tant...
-"Depuis quand ne vous êtes vous pas confessé ?"
-"Eh bien c'est la première fois... Mais je suis encore jeune, je viens d'avoir dix-huit ans...Ce n'est pas si grave... non ?
-"Il vaut mieux tard que jamais. Dieu est miséricordieux, il ne vous en tiendra probablement pas rigueur."
-"Oh mon père votre voix paraît si jeune, j'ai peur de vous effrayer par mes pêchés, mais le temps presse, et je dois le faire avant qu'elle revienne et change d'avis."

Le prêtre retint la question qui lui brûlait les lèvres quand la jeune femme, visiblement perturbée, commença son récit.

-"Tout d'abord il vous faut savoir que nous sommes issue de bien mauvaise famille, la plus grande frustration de notre père est d'avoir engendré deux filles, frustration d'autant plus forte que l'une de nous à tuer son épouse, notre mère."

À ces mots la gorge du prêtre se noua, par le passé il avait entendu de biens étranges confession mais jamais de telles sortes. Il prit sur lui pour ne pas laisser transparaître son malaise et laissa son interlocutrice continuer le récit.

-"Elle fut notre première victime... Je regrette de ne pas l'avoir connu, et plus encore je regrette d'avoir apporté le malheur sur ma famille. Nous avons ainsi grandi jusqu'à nos dix ans, bien souvent seules dans une immense maison, élevés par une femme acariâtre et profondément mauvaise, mais elle ne feras plus de mal maintenant." Elle étouffa un  léger rire nerveux.
-"Je dois faire vite, Anya arrive... notre père n'était jamais là, grâce à Dieu, je pense, quand il était présent, il nous battait, parfois la femme qui nous élevais nous protégeais, mais pas toujours, et un jour ma sœur s'est occupé de lui, nous avions dix ans mais c'était nécessaire... Je suis désolée mon père, j'espère que Dieu me pardonnera....
Je n'oublierais jamais ce jour, je n'étais pas avec elle quand elle l'a fait, mais elle m'a tout raconté. Assise sur son lit, juste en face du mien, elle était couverte de sang des pieds à la tête, elle m'a dit qu'il fallait plus s'inquiéter, que papa était au ciel, mais je n'étais pas inquiète pour notre père... L'imposante tache de sang sur la couverture de mon lit m’inquiétait nettement plus, la femme acariâtre nous rosserait pour ça, comment Anya avait pu me faire ça ? Elle avais taché mon lit en plus du siens ! Je ne voulais pas être mêlée à ses histoires !

Je lui criais dessus, la menaçais de la dénoncer, mais elle me répondit calmement de ne pas m'en faire, ce problème aussi était résolu.
Elle voulus me raconter les détails, mais je me bouchais les oreilles pour ne pas les entendre. Les quelques bribes qui atteignirent malgré tout mon esprit, me convainquirent que nous devions partir au plus vite, pour aller où ? Peu importe... Loin d'ici, loin de ses méfaits.
Anya devait être en colère contre moi, car elle resta dans la chambre pendant que je préparais notre départ, je dus enjamber à plusieurs reprises le cadavre de feu notre père et celui de la femme, tant et si bien qu'au bout du compte ma robe était aussi tachée que celle de ma sœur.
Je pillais sans vergogne les richesses que notre père avait amassées au fil de sa vie, de toute façon il n'en aurait plus besoin, je suppose que je dois me confesser pour ça aussi mon père ? Nous avions besoin de monnaie d'échange pour survivre.

Notre errance durait plusieurs mois, nous allions de ville en ville, en suivant une caravane de gitans qui nous avaient pris sous leurs ailes. Mais l'ancienne du campement nous accusa d'être possédée, "Elle est l'engeance du démon" qu'elle disait... la nuit venue, elle a disparu, et les gitans nous ont accusés, mais je sais que ce n'est pas Anya qui a fait ça, elle me l'a juré. Nous dûmes quitter la compagnie précipitamment, car il menaçait de me tuer, Anya me donna le courage de fuir, et aujourd'hui encore je sais que je lui dois la vie.

Nous avions maintenant quatorze ans et nous étions de nouveau seules, avec l'âge Anya était devenus très jolie... Elle a toujours été la plus belle de nous deux. Nous avons trouvé sans difficulté un travail dans une grande bâtisse dans une ville plus au sud. Anya disait que c'était un lieu de plaisir, mais elle m'interdisait de quitter la cuisine. Elle négocia avec cette femme étrange, que tous surnommait "la maquerelle". En échange de menu service, nous étions nourris et logés, ce fût les deux années les plus heureuses de ma vie, nous travaillions à la cuisine. Loin de nos origines nobles, je m'épanouissais, mais je ne peux pas en dire autant d'Anya, elle n'avait d'yeux que pour les belles femmes qui arpentaient ce lieu, elles semblaient si sûres d'elles... Mais Anya n'avais rien à leur envier, à seize ans passé elle était devenus une femme, et c'est sans surprise que la dame "Maquerelle" lui offris un bien meilleure emplois, quant à moi, je resterais au cuisine comme Anya le voulait, mais ce n'était pas pour me déplaire.
Après plusieurs mois, ma place était faites, les dames étaient gentilles avec moi, elles aimaient me coiffer et me conseiller quant aux vêtements, Anya était beaucoup moins présente, mais je sais qu'elle se démenait à la tâche pour nous assurer un bon train de vie.

Le rêve pris fin par une belle journée d'été, quand je me réveillais près d'un homme gras et aviné, il ronflait lourdement, mais mon cri de surprise le tirait de sa torpeur. Vêtue comme la plupart des femmes ici, je me sentais pas à l'aise, et quand il porta son regard sur moi, j'ai immédiatement su que ma vie était en danger. Grâce à Dieu Anya était là pour me protéger, quand je rouvris les yeux j'étais prostrée dans un coin de la pièce mais indemne, malheureusement ce n'étais plus le cas de l'homme, un morceau de miroir brisé était profondément enfoncé dans son cou, et son sang inondait le tapis de la chambre. Je cherchais Anya du regard, et la trouvas prêt d'un miroir au fond de la pièce, posant son index sur sa bouche elle me fis signe de rien dire.
La porte s'ouvrit avec violence, Dame Maquerelle entra dans la pièce escortée par ses deux frères, deux solides gaillards disposés à la protection des dames. Elle étouffa un cri quand elle remarqua le cadavre de l'homme, Anya étant partis je me retrouvais seule, mais je ne trahirais pas ma sœur....
Dame Maquerelle, m'inonda de mille et une question, elle voulait surtout savoir pourquoi j'avais tué cet homme, je gardais le silence malgré tous ses propos... Elle dit avec tristesse qu'elle devait se séparer de moi, mais qu'elle ne pouvait pas prendre le risque de me garder, néanmoins elle passerait sous silence tout ce qui s'étais passé. Je ne voulais pas être séparer de ma sœur, mais elle ne voulais rien entendre, dans un sanglot elle ordonna à ses frères de me mettre dehors.

Anya m'attendait dans la ruelle, j'ignore comment elle était sortie, mais elle était bien présente, elle m'indiqua une fenêtre par laquelle accéder à notre chambre et me demanda d'aller chercher nos affaires. Je m’exécutai, elle n'était pas aussi agile que moi, et surtout pas avec cette belle robe.
Une fois nos affaires réunies, je lui demandais si elle savait où aller, selon elle Pragues était une belle ville, un de ses amants régulier lui avait évoqué cette cité.
J'aurais encore mille et une choses à raconter, mais le temps presse, de grâce mon père confiez-moi votre nom, je lui ferais jurer de ne pas vous faire de mal !"

Le prêtre fut pris de panique et chercha à sortir à toute hâte du confessionnal, mais la porte était bloquée.

-"J'ai coincé la porte, ainsi vous ne tenterez rien qui déclencherait son courroux, pardonnez-moi mon père... Mais je vous en conjure donnez-moi votre nom, il en va de votre survie... Pour la grâce de Dieu !"

Pris au piège et influencé par les sanglots dans la voix de la jeune femme, le prêtre accéda à sa requête. "Je suis le père Iago" dit-il avec de l'inquiétude dans la voix. "Et moi Anyanka, merci mon père, je me sens bien mieux maintenant, je suis une femme nouvelle, et je peux ainsi prendre époux le cœur léger".
Sortant du confessionnal, elle quitte l'église d'un pas hâtif, rejoignant une ruelle déserte. Après s'être assuré que personne ne pouvait la voir, elle sort d'une besace un petit morceau de miroir, le contemple quelques secondes, le temps d'y voir le reflet de "sa sœur" :

-"Voilà Anyanka, tu t'es confessée, je vais enfin pouvoir épouser ce vieux débris, et à nous la richesse, et te plains pas je n'ai rien fais à ce prêtre !"

La personne dans le miroir esquissa une moue de dédain avant de répondre :

-"Merci Anya, si tu avais attaqué ce prêtre, je te l'aurais jamais pardonné."
-"Tu es ma sœur, tu sais bien que je ne ferais jamais rien qui pourrait te nuire."

Elle rangea rapidement le miroir quand des pas resonnèrent dans la ruelle, la main sur la dague, prêtre à agir, elle rejoigna rapidement la grande rue, et se mêlant à la foule quitta le quartier en toute discrétion.
L'ombre source des bruits de pas resta terrée dans l'ombre, esquivant scrupuleusement, toute zone éclairée par soleil couchant, portant la main à son menton, elle dit comme pour elle-même "très intéressante..."

Quelques semaines après la rencontre avec le père Iago... Quelque part dans un manoir de Prague.

-"Les règles étaient pourtant claires ! Pourquoi tu as tant compliqué la situation ! Je ne demandais que deux petites choses !"

L'homme ligoté au luxueux fauteuil hocha vivement la tête en guise d'accord, le teint pâle et les larmes aux yeux il aurait donné jusqu'à son dernier gros de Prague pour être loin d'ici.

-"Tu acquiesces,c'est bien, trop tard, rappelle-moi, les deux conditions que je t'avais imposées ! Je..."

La jeune femme s'arrêta net, et fit volte-face en direction du gigantesque miroir qui ornait la chambre à coucher du riche marchand. Elle fit la moue l'espace d'un instant avant de se diriger vers son prisonnier.

-"Tu es sûre Anyanka ? Tu préférerais pas que je le tue tout de suite ? Bon si tu insistes...."

L'homme força sur ses liens dans l'espoir de se détacher, mais les nœuds étaient habiles et solides. Pendant ce temps la jeune femme ne se préoccupait pas de lui, totalement accaparée par une négociation avec son reflet dans le miroir.

-"Bon si tu insistes...."

Se plaçant dans le dos de sa victime, elle fait doucement glisser la pointe de son couteau sur le front dégarni de l'homme terrifié, laissant perler une légère goutte de sang rouge vif.

-"Tu as de la chance, ma sœur veut entendre tes confessions avant de me laisser me débarrasser de toi."

D'un geste rapide, elle tranche le bâillon et effleure au passage la joue de Slobodan Mizovic, qui prend alors prend une large bouffée d'air, et regarde le miroir d'un air terrifié.
Celle qui était depuis peu sa femme semblait avoir totalement perdu pied, tout avait commencé hier matin à l'aurore, quand elle ne l'avait pas reconnus, elle avait pris peur, et lui envoya son frêle poing au visage, causant une douleur insignifiante mais terriblement vexante pour un homme comme lui.
Piqué au vif, il la frappa du revers de la main, le coup résonna dans la chambre et la jeune femme atterrie au sol, la lèvre légèrement fendue.  Il regretta immédiatement son geste, et quand il s'approcha d'elle pour l'aider à se relever, elle planta violemment une fine dague dans son mollet. Surpris par la douleur et la chute, il s'écroula de tout son long, l'instant d'après il perdait connaissance suite à un violent coup sur le crâne.

-"Alors, qu'as tu à dire ? Trouve bien tes mots et peut-être qu'Anyanka te pardonnera, si elle le fait, je le ferais peut-être aussi."
-"Que...Anya que ce passe t'il ?"
-"Ce qu'il m'arrive ?! Je t'avais demandé deux choses, deux règles en échange desquel j'acceptais de t'épouser, et tu as déjà bafoué la principale !"

Slobodan avait rencontré Anya quelques années au par-avant dans un lupanar, son innocente beauté et sa coquetterie l'avait immédiatement séduit, il devint rapidement un de ces plus fidèle client, négligeant au passage ses engagements de marchand, mais à ses yeux rien n'était trop beau pour elle. Anya a toujours été très douce avec lui, et elle lui disait tant de bons mots qu'il finit par se prendre au jeu et lui fit la promesse de l'épouser quand il serait suffisamment riche pour se sentir digne d'elle.
Un an après, ayant profité de fructueux investissement, sa fortune ne cessait de croître, et il tint sa promesse, ne pouvant se déplacer il envoya son plus fidèle ami à la recherche de la jeune femme.
Celle-ci déclina l'offre, mais quand elle fût mise à la porte du bordel, elle n'eut d'autre choix que de rallier Prague à la recherche de son prétendant.
Sa récente richesse le rendait excessivement facile à trouver, aussi elle fût rapidement à sa porte, tremblante sous la pluie battante. Le sang du brave marchand ne fit qu'un tour quand il l'a vis, deux mois était passé depuis le retour de la réponse négative et il n'avait pas encore fais le deuil du refus.
D'un geste maladroit, il l'invita à rentrer et a ce jour, elle n'est pas encore repartie.

Elle confia avoir longtemps hésité, mais rien n'était encore joué, avant de l'épouser, elle avait trois requêtes qu'il devrait à tout prix accepter.
La première portait sur la confession de sa sœur, Anya tenait à ce que Slobodan lui indique une église proche pour qu'elle puisse s'y confesser. L'existence d'une future belle-sœur surpris Slobodan, mais il l'idée fût rapidement chassée de son esprit par l'empressement.
La seconde requête, sans doute la plus gênante pour Slobodan, était un refus catégorique d'enfanter, il accepta mais pria fortement Dieu pour qu'il intervienne malgré tout.
La troisième, et principale aux yeux de la future mariée, concernait une fois de plus Anyanka, la jeune sœur d'Anya ; Slobodan ne devait en aucun cas la toucher. Il fut surpris par la nature de cette règle mais accepta, sûr de pouvoir tenir cette promesse.
Les noces furent célébré bien peu de temps après, un important à une paroisse accélérant les choses. À partir de ce jour, Anya ne fit plus mention de sa sœur, jusqu'à aujourd'hui...

-"Mais je n'ai jamais touché Anyanka ! Je ne la connais même pas !"

Anya jeta le couteau d'un geste agacé mais précis, il se ficha dans le dossier du fauteuil à quelque centimètre de l'épaule gauche du marchand. Le cœur de ce dernier semblait vouloir jaillir de sa poitrine.

La jeune femme lui tournait le dos, elle semblait prise de sanglot, arrangeant vaguement ses longs cheveux châtains, elle se retourna et s'essuya les yeux du bout des doigts.
Elle semblait si différente, le visage dur et froid auquel il était confronté depuis peu avait fait place à la candeur du minois dont il était éperdument tombé amoureux. Il retrouvait maintenant, la femme qu'il avait rencontré le premier jour au bordel, et ce fameux soir sous la pluie.
Son estomac se noua et une forte nausée l'envahi, Slobodan n'était pas un fervent croyant, mais il aimait penser que Dieu l'écarterait toujours du mal, car il faisait profiter les paroisses de ses finances. Une pensée unique lui envahissait l'esprit, anéantissant toute réflexion : "Le diable existe et je suis entre ses doigts".
Elle s'assied paisiblement sur le rebord du lit, le regardant de ses grands yeux verts, elle semblait tellement compatissante, mais il chassa rapidement cette idée de son esprit.

-"Je suis Anyanka" dit-elle avec douceur, "pourquoi m'as tu frappée ? Je ne t'ai rien fais, et tu rendais Anya si heureuse."

Dépité, l'homme chercha le réconfort dans une prière, et fût surpris quand la jeune femme se mit à prier à son tour. En tant normal il aurait trouvé la situation amusante, voire grotesque, mais Anyanka, si c’était bien son nom, mettait tellement de cœur à sa prière qu'elle ne pouvait qu'être sincère, à la fin de son recueillement une fine larme roulait le long de sa joue.

-"Laissez- moi partir et je vous donnerai énormément d'argent, vous serez plus riches que vous pourrez jamais l'imaginer !"
-"Tu es gentil, mais l'argent nous intéresse pas, nous voulons juste être heureuse, mais c'est pas toujours facile. Je vais te libérer avant qu'Anya revienne, mais fais vite, elle va pas aimer... "

Joignant le geste à la parole, Anyanka coupe les liens retenant le riche marchand tout en gardant un œil nerveux sur le miroir au fond de la pièce. Profitant d'un instant de mégarde  Slobodan attrapa violemment la jeune femme par les cheveux et la força à se relever dos à lui, puis il l'envoya de toutes ses forces contre le miroir qui vola en éclat.  

-"Alors salope ! Tu voulais me tuer ! Je vais te montrer ce qui arrive aux gens qui veulent me baiser !"

Ivre de colère l'ex-captif ramassa la fine dague et s’avança vers la jeune femme, la prenant par les cheveux, il lui plaqua la tête en arrière et lui colla la lame sous la gorge. La jeune femme gémissait et implorait la venue de sa sœur.

-"Tu es possédée, tu n'as pas de sœur, elle n'est qu'une..."

L'homme ne termina pas sa phrase, il fût surpris par les multiples reflets de Anya apparaissant dans les nombreux éclats de miroir, tous les regards convergeaient dans sa direction, défiant toute logique de reflet. Les bouches des reflets s'animèrent à l'unisson et toutes dirent d'une seule voix : "Nous te tueront tôt ou tard Slobodan Mizovic".
Il lâcha le couteau et sa proie avant de reculer vers la porte de la chambre, une apparition soudaine d'Anya sur le pan restant de l'immense miroir acheva le peu de courage qui lui restait, elle était la copie parfaite d'Anyanka, seules les blessures de l'une la différenciaient de l'autre. Elle sortis un long couteau de sous sa robe et le lança d'un geste vif, celui-ci sortit du miroir, traversa la pièce, et frappa Slobodan  à la gorge, ce dernier senti sa chair se déchirer sous l'impact et son sang couler le long de son torse. Une dernière pensée terrifiante l'envahis "Comment est ce possible, elle n'étais qu'un reflet... qu'un simple reflet....". Et il se sentis mourir.

Slobodan se réveilla en sueur et tremblant, il était toujours ligoté mais son bourreau n'était plus là, le seul vestige de son passage était une phrase écrite avec du sang au pied du marchand "Nous te tuerons tôt ou tard Slobodan Mizovic".
À quelques rue de là, dans une maison en ruine, Anya nue se regardait dans un miroir, alors qu'un autre était occupé par Anyanka "sa sœur".

-"Eh bien tu as de la chance ! Il n'a rien fais à mon corps, je t'en aurais voulus s'il m'avait défiguré".
-"Désolée Anya" Dit-elle en baissant la tête.
-"Tu as toujours été trop gentille, je te l'ai déjà dit, tu aurais dû me laisser m'en occuper, on va devoir partir rapidement d'ici maintenant."
-"Pourquoi tu ne l'as pas fait ? d'habitude tu le fais quand tu me protèges..."
-"Je n'aime pas le faire, et pour une fois ce n'est pas moi qui t'ai protégé, tu t'en es sortie toute seule."
-"Oui" dit-elle en sachant pertinemment qu'elle mentait à sa sœur.

Anyanka détestait mentir à sa sœur, mais elle ne pouvait pas lui parler de cet homme étrange, elle lui avait promis, et elle lui devait bien ça. L'homme étrange était arrivé de nulle part, et sa présence avait eu un étrange effet sur le marchand, ce dernier semblait avoir vu le diable, il était resté les yeux fixé sur le morceau de miroir durant quelques longues minutes, l'air terrifié, puis il avait porté les mains à sa gorge, retenant un gargouillis avant de s'écrouler, inconscient.
L'homme étrange ne soucia pas d'Anyanka, du moins dans un premier temps, il s'attela à repositionner Slobodan sur sa chaise, l'attachant de manière similaire et respectant le moindre détail avec minutie.
Une fois la "scène" reconstitué, il se pencha près de sa victime et lui glissa à l'oreille une phrase dont seule la fin parvint à l'oreille d'Anyanka : "...à mes protégées..."
Pendant ce temps la jeune femme s'était tant bien que mal relevée, mais elle restait chancelante. L'homme s'approcha d'elle, les mains levées en guise de paix, mais Anyanka n'était pas inquiète, malgré son air hirsute, il lui semblait bon.

-"Jeune dame, permettez-moi de vous raccompagner chez vous, je pense que votre sœur se fait du mouron, et je m'en voudrais de lui en causer plus que de raison."
-"Anya, vous envoie, je suis rassurée, je savais qu'elle ne me laisserais pas seule, puis je connaître votre nom ?"
-"Je suis Octavio, et je n'ai pas encore eu le plaisir de rencontrer votre sœur, mais ne tardons pas, le soleil va bientôt se lever".

Avant qu'elle ne puisse dire quoique ce soit, Octavio la prit sur son épaule, et l'emmena hors du manoir d'un pas hâtif. Ses mains étaient terriblement froides, mais il était doux, et surtout il était là pour la protéger donc Anyanka pris sur elle et se laissa succomber à la fatigue.

Loin de là, un homme entre deux ages pénétrait dans un lupanar sordide, perdu dans une ruelle sombre, elle-même perdu dans une bourgade.
Il avait pour mission d’enquêter sur deux jeunes femmes, Anya et Anyanka, deux prostituées qui avaient visiblement tapé dans l'oeil de son commanditaire, la mission était étrange mais particulièrement bien payée donc il n'allait pas refuser. Octavio est parfois excentrique dans ses requêtes mais il est avant tout un des meilleurs clients du chasseur de primes.
La maquerelle n'était pas dure à trouver, une imposante bonne femme au visage recouvert d'une poudre blanche de mauvaise qualité. En échange de quelques piécettes, elle accepta de recevoir l'homme dans une pièce à part pour discuter :

-"Je recherche deux jeunes femmes qui auraient travaillé ici, il y a quelque temps, des jumelles, plutôt jolie, Anya et Anyanka qu'elle s'appelle".

La femme surjoua une importante réflexion, disant qu'elle avait toutes les peines du monde pour se souvenir. L'homme déposa une bourse d'une taille honorable sur la table, celle-ci était fort remplie et ce détail n'échappa pas à la maquerelle.

-"Je les connais peut-être, mais qu'est-ce que vous leur voulez ?"
-"Un homme richissime les recherches, il est fous amoureux de l'une d'elles, il est prêt à payer une fortune pour toutes informations les concernants, et il m'est venu aux oreilles que vous savez des choses."

Elle acquiesças, prit la bourse, compta les pièces rapidement, il y en avait énormément, bien trop pour qu'elle puisse les compter."

-"Déjà vous faites fausse route, il y a qu'une fille, Anyanka, une gentille fille, mais un peu simplette, elle a commencé à travailler ici à la cuisine quand elle était gamine, plus tard quand elle a grandi, elle voulait travailler avec mes filles, je l'ai laissé faire, c'est d'là que vient le nom Anya, c'était son nom pour les hommes. Une bonne gosse, cette petite, elle était ma meilleure gagneuse."
-"Elle n'a jamais évoqué une sœur ?"
-"Ah si elle en parlait souvent, mais bon vous savez, moi j'pense qu'elle n'existe pas, sa sœur, sinon la p'tiote serait jamais venue travailler ici, pour moi c'est une orpheline qui aurait pu finir folle du village, mais heureusement je l'ai recueilli, j'en ai fait une dame respectable, votre seigneur devrait me remercier pour ça si il fait un beau mariage !"
-"Pourquoi l'avoir recueillis si vous la pensiez folle ?"
-"Bah, elle était mignonne et je laisse jamais une fille dehors, ici toutes mes petites viennent de la rue, et j'en fais des ladys. Mes filles sont les plus appréciés de la région. Vous m'croierez si vous voulez mais je le jure sur mon bordel, une nuit, je l'ai vu parler avec son miroir. Elle lui disait qu'elle voulait travailler avec les autres filles. D'ailleurs, elle se séparait jamais de son morceau de miroir, tout le temps à se regarder, et à lui parler à voix basse. Le lendemain matin, je lui est proposé de travailler comme gagneuse, elle m'a pas répondu tout de suite, elle a demandé à son miroir avant, la pauvrette était vraiment pas aidé, hahaha !"

Le chasseur de prime ne pouvait pas se contenter de l'avis d'une personne, surtout quand celle-ci était prête à vendre du sensationnel en échange d'une forte somme d'argentes. Aussi il entreprit de rencontrer plusieurs filles du lieu, les questionnant sur l'une ou l'autre sœur.
Il en résultait un constat assez étrange, toutes les prostituées s'accordaient sur l'existence d'une seule fille, une jeune orpheline qui travaillait à la cuisine dans un premier temps, puis avec elle quand elle fût en âge. Néanmoins les avis divergeaient quant au caractère de ladite orpheline, Anya semble être sûr d'elle, égocentrique et capricieuse, tandis que Anyanka, est présentée comme dévouée, agréable et serviable. Les raisons du départ d'Anya/Anyanka étaient assez floues, aucune fille ne souhaitait s'étendre sur le sujet et ce malgré les offres financière du limier.
A l'évocation miroir, la plupart des filles prenaient un air concerné, elles avaient toutes remarqué cette lubie, et une rumeur courait à ce sujet, on racontait qu'Anya aurait perdu sa famille dans un drame, et qu'ils veillaient sur elle à travers ce miroir.
Son enquête terminée l'homme du se rendre à l'évidence, seule l'une des sœurs existait, Anya ou Anyanka, il l'ignorait mais cela suffirait sûrement à Octavio. Il quitta donc le lupanar, non sans avoir promis à la maquerelle, que si son seigneur ne voulait pas d'une simplette, il essayerait de lui ramener.
Quand il fit son rapport à Octavio, celui-ci ne sembla pas étonné, il restait pensif et silencieux quelques minutes, puis lui donna son généreux paiement.

Deux mois étaient passés depuis l'incident avec Slobodan, celui-ci avait été libéré quelques heures après le départ d'Anyanka. Les "sœurs"n'étaient, contre toute attente, pas partis de Prague, Anyanka s'y refusait, du moins tant que deux choses ne seraient pas résolus, la première concernait le père Iago, depuis leur rencontre, il n'était plus présent dans son église, persuadée d'être la cause de cette absence, elle voulait expier cette faute. La seconde concernait cet homme étrange, Octavio, qui l'avait sauvé, elle n'avait pas eu l'occasion de le remercier, et ne pouvait pas manquer à cette obligation, aussi elle priait tous les soirs pour le revoir ne seraient ce qu'une fois.
Son souhait fut exaucé par un froid matin d'hiver, un messager avait déposé deux lettres manuscrites sur le pas de sa porte. Une était adressé à Anya et l'autre à Anyanka, leurs contenues était similaire, et les invitait toutes deux à se rendre à la rencontre d'Octavio à l'adresse indiquée.
Après une longue et houleuse discussion, Anya accepta de se rendre au point de rendez-vous, ainsi si l'homme se montrait dangereux, elle s'en occuperait, comme elle l'a toujours fait, pour elle et sa sœur.

Octavio connaissait le secret "des sœurs", de par sa nature Caïnites et les avantages liés, il pouvait voir des choses qu'aucun humain n'avait pu cerner chez "elles". Anya ou Anyanka selon les moments portait la marque de pureté de Caïn, c'est ça qui la rendait si intéressante aux yeux du Malkavien. La source de cette marque était sans doute liée à la solitude d'une enfant élevées dans un foyer empli de haine, sa seule source d'affection et de sécurité fût sa sœur jumelle onirique, et avec le temps elle finirent par ne faire qu'une, mais recherchaient toujours leurs places dans ce vaste monde.
À travers l'étreinte Octavio allait leur offrir tout ça, il n'avait plus qu'à convaincre Anya, la plus farouche des deux...


Dernière édition par Gaueko le Mar 16 Juil - 14:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Anyanka Revan   Mar 16 Juil - 14:42

Anyanka

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MessageSujet: Re: Anyanka Revan   Mar 16 Juil - 17:42

- "Encore vous ?  Z’allez pas m’dire que vous chercher encore  la p’tite Anyanka ? Savez des filles j’en ai d’autre et bien plus dégourdis, ou bien si vous préférez une vrai femme je suis là, mais j’suis pas gratuite hein."

- "Du calme, je ne suis pas venu pour le plaisir, mais pour affaire, et je crois que vous m’avez pas tout dit le mois dernier, mon commanditaire dit qu’un peintre travaille régulièrement pour vous, et que vos plus belles filles ont posé pour lui."

La maquerelle semble tout à coup gênée, et son regard se perd aux alentours, désespérément à la recherche d’une échappatoire. Voyant ça l’homme la saisi violemment par le bras et la ramène à lui :

- "Ecoute moi bien maquerelle ! J’ai là 50 deniers, ils sont à toi si tu me dis ou je peux trouver ce peintre et si tu le convaincs de me parler, dans le cas contraire je les donnerais à des hommes de confiance pour qu’ils s’occupent de ton bordel !"

La sueur coulant sur le front poudrée de la tenancière était révélateur de la peur que lui inspirait l’homme, mais quelque chose semblait l’effrayer encore plus. Néanmoins l’amour de l’argent l’emporte bien souvent chez certaines personnes.

-"Bien ! Attendez moi ici, je vais aller le voir, il est dans une chambre sous le toit, mais je vous préviens il est étrange, les filles disent qu’il est comme ça depuis qu’il a rencontré les sœurs…"

Tandis que la vieille femme monte les escaliers, le limier se tourne vers l’homme de main du bordel et lui lance un regard complice, suivis d’un signe de tête d’approbation. De longues minutes passe, et la maquerelle finis par redescendre, elle accoste une prostituée et lui glisse quelques choses à l’oreille avant de s’adresser au limier :

-"Il peut vous recevoir, mais ne faites surtout pas attention à son oreille, il le prendrait mal, la dernière personne qui lui a fais remarqué ne peut plus en parler."

Le limier monta à son tour, les prostituées s’écartant à son passage comme si il était porteur d’une quelconque maladie contagieuse, arrivée devant la porte une forte odeur qui lui était inconnus lui emplissait le nez, ici douce et enivrante elle devait être à la limite du supportable dans la chambre du peintre. Mais l’homme savait que s’il renonçait ici il devrait également renoncer à la colossale prime que lui offrait son nouvel employeur, un certain Slobodan Mizovic… Il frappa à la porte une première fois, attendis en vain une réponse avant de réitérer, cette fois ci la porte s’ouvrit sur un homme malingre au teint méditerranéen, la première chose que le chasseur de prime remarqua fût le regard quasi-vitreux du peintre, bien que très jeune il semblait rongé par un terrible mal qui le vieillissait prématurément. Pointant un doigt maigre vers le front du limier, le peintre ne le quittait pas des yeux.

-"Alors c’est toi qui recherche la puttana del diavolo ? Je répondrais à tes questions uniquement si tu réponds à une des miennes avant."

L’accent de l’homme semblait venir tout droit de la lointaine Italie, le limier en avait entendu parler pendant son enfance.

-"Je t’écoute l’ami, pose ta question."

Le peintre s’approcha violemment du limier et lui aggripa la chemise avec les mains, comme pour l’empecher de fuir.
Dit moi qu’elles sont bien deux, et que je ne suis pas fous,  ici elles disent toute que la maladie me ronge et que le diable me guette, mais je sais qu’elles sont deux,  l’une est douce et aimante et l’autre est dévoué au diable, la puttana del diavolo !
Le peintre cracha presque les derniers mots au visage du limier, libérant ainsi une haleine chargé de mauvais alcool.

-"Oui elles sont deux, Anya et Anyanka,  je les ai rencontré il y a quelques semaines, tu n’es pas fou mon ami."

Le limier mentait délibérément, mais le peintre sembla soulager en entendant la confirmation, il relâcha l’étreinte et laissa choir sa tête sur l’épaule de son visiteur, puis il tomba en sanglot, remerciant et bénissant le limier pour sa sagesse et sa lucidité. C’est ainsi que le limier remarqua l’oreille droite du peintre, ou plutôt l’absence d’oreille droite, en lieu et place de celle-ci il y avait un trou béant, laissant apparaitre la blancheur immaculé du crâne à travers la chair mal cicatrisé. En temps normal le peintre devait porter en permanence une capuche pour la cacher mais la récente agitation l’avait rabattue sur son dos.

S’écartant du limier, le malade lui fit signe de rentrer dans la pièce, l’odeur mi floral – mi brulé, venait de plusieurs pot disséminé partout dans la pièce, tous dégageait une légère fumée grises et la même odeur sans aucun doutes agréable quand utilisé avec raison. La porte claqua derrière lui et un tour de clef le fit se retourner instinctivement, le peintre désormais ré-encapuchonné leva l’index et lui fis signe de se taire.

-"Chut ! Pas un bruit, la maquerelle vas sans doute nous surveiller,  cette mégère guette ma mort depuis un moment, elle en veut à mon plus beau tableau, elle a proposé de me le racheter très cher mais je suis sûr qu’elle le revendra, surement à l’homme qui cherche mon Anyanka,  la gentille des deux sœurs, celle que j’aime… Un homme est venu et a posé plein de questions à son sujet il y a un mois…."

Le limier failli dire qu’il s’agissait de lui, mais au vu de l’état de santé mentale du peintre, il se débina.

-"Ce tableau j’y tiens plus qu’a la vie, il prouve qu’elles sont deux, car oui j’ai pu peindre les deux sœurs, pas en même temps, mais on voit bien qu’elles ne sont pas pareille…"

Le peintre arborait un large sourire de fierté à ces propos, d’un pas trainant mais néanmoins rapide il traversa son atelier-chambre et découvris une toile recouverte par une large étoffe, le tableau est entièrement entouré de croix et d’un cercle de sel.

-"Celle là c’est la mauvaise, la puttana del diavolo ! Je l’ai peinte peu après son arrivée ici, et quand la mort viendras je brulerais la toile et son âme bruleras en enfer ! Je l’ai peinte attifé comme une dame avec une couronne pour lui montrer ce qu’elle ne sera jamais ! Mais elle ne l’a jamais compris, elle est sans doute trop bête pour ça, t’aurais dû la voir quand elle m’a remercié !"

Le limier s’approcha de la toile, sans pour autant traverser le cercle de sel, ce qui l’empecha de voir en détail l’œuvre,  le visage froid et altier de la jeune femme correspondait totalement à ce qu’il avait pu entendre au sujet d’Anya. Le peintre jubilait, se vantant d’avoir trompé une servante du diable, mais il se radoucit tandis qu’il s’approchait d’un autre tableau lui aussi recouvert, cette fois ci il retira l’étoffe avec délicatesse, la toile représentait également une jeune femme,  tout aussi belle que la première. Le limier contempla les deux toiles l’une après l’autre, elle semblait si différentes malgré quelques ressemblance,  au point qu’il commençait lui-même à douter des informations qu’il avait apporté à son ancien commanditaire et par extension de la santé mentale des résidents de ce lupanar.  Après quelques instants le limier pris la parole.

- "Ce sont elles, c’est sûr ! Quel talent mon ami ! Vous avez parfaitement représenté l’esprit maléfique d’Anya et la beauté angélique d’Anyanka, a la vue de ces toiles qui pourrait affirmer qu’elles ne sont pas deux ?!  Mais dites moi mon ami, comment avez-vous pu peindre un nu de la douce Anyanka alors qu’on raconte qu’elle était si prude."

- "Et bien figurez vous que je suis un grand peintre italien ! En combinant mon talent à sa beauté je savais que j’aurais pu devenir riche ! Et je lui avais promis qu’avec l’argent je les aiderais, elle et sa sœur à sortir de cette vie. Et elle avait tant aimé le portrait que j’avais fais de sa sœur qu’elle se laissa convaincre !  J’aurais surement finis par partir seul avec Anyanka, elle aurait regretté Anya mais peu après nous aurions été heureux !
Malheureusement la puttana del diavolo a appris pour la toile, et était très mécontente, pour se venger elle est venu une nuit ici, et m’a tranché l’oreille avec un morceau de miroir ! J’ai crié mais personne n’est venu m’aider, depuis je sais que la maquerelle veut ma mort, je suis sur qu’elle connait la valeur du tableau, mais elle ne l’aura pas ! Quant au sœur, je ne les ai jamais revus…"

Au fur et à mesure de la discussion le peintre semblait s’enfoncer dans la folie, le limier réussit à en tirer quelques informations supplémentaire mais rien de capitale, Slobodan Mizovic voulait des informations précises, et surtout rien qu’il savait déjà, aussi pour que le limier mérite son salaire il devrait fouiller un peu plus. La piste du peintre n’apportant rien de plus que de nouvelles interrogations il ne lui restait plus que deux pistes : Octavio, son ancien commanditaire, et des rumeurs circulant dans les bas fonds de Prague, à propos d’un couple de jumelle d’une rare beauté qui aident les prostituées. La première semblait difficile à appréhender, Octavio semblait être non seulement riche mais également difficile à cerner. Son choix se porta donc sur les belles de nuit de Prague…  Quelques jours plus tard, son enquête prenait un chemin inattendu, alors qu’il questionnait de façon musclé une fille de joie dans une ruelle à la tombée de la nuit, il sentit un couteau se coller contre sa gorge, visiblement il avait été pris à revers, une première pour un homme qui avait fais de la prudence son principal atout, quand il tenta de ravaler sa salive afin de parler il sentit sa pomme d’adam se heurter à l’acier glacé de la lame. Jamais de sa vie il n’eu aussi peur, il avait pourtant eu bon nombre de situation effrayante, mais là cette peur irraisonné qui montait en lui semblait presque surnaturelle. La fille de joie remercia à plusieurs reprises son sauveur et quitta la ruelle précipitamment. Alors qu’un liquide chaud inondait la jambe du pantalon du limier celui-ci sût que jamais il n’oublierait cette rencontre qui l’avait terrifié au point qu’il n’avait pu contenir sa vessie.

-"Alors il parait que tu recherche ma sœur ?"

La voix féminine aurait pu être agréable à l’oreille si elle n’avait pas été aussi dur, le limier à la limite de l’apathie fût retourné tel un pantin, et se retrouva face à face avec Anya, le peintre l’avait représenté à la perfection, et malgré sa pâleur elle était probablement la plus belle femme qu’il lui avait jamais vu. Le couteau ne quitta pas la gorge du limier, elle semblait le manier avec aisance, et il savait que le moindre mauvais mouvement lui perforerait la trachée.

-"Ce soir je t’avertis pour la première et dernière fois ! Si tu continue de la chercher ou si tu t’en prends de nouveau aux filles de joie de Prague, je te tuerais ! Et crois moi j’apprécierais ce moment !"

Terrifié et à deux doigt de perdre l’esprit le limier tomba en pleurs, et se perdis dans un miasme d’excuse incompréhensible, entre deux sanglot un seul mot audible parvins à sortir : "Pardon". Le visage de la jeune femme sembla se radoucir, et elle devint plus Anyanka qu’Anya, moins froide et beaucoup plus humaine.

-"Nous faisons tous des erreurs, mais si tu te confesse et que tu te repends devant Dieu je ne laisserais pas Anya te faire du mal, seul lui peut te pardonner, mais si tu ne le fais pas il pourra aussi te punir, car Dieu est ainsi… Aussi je t’en supplie, repend toi devant notre père."

Anyanka retira lentement le couteau, libérant ainsi l’étreinte psychologique maintenu sur le limier qui s’effondra de tout son poids sur le sol, essuyant du revers de la main les larmes coulant de ses yeux verts, la jeune femme range l’arme et se retire non sans jeter un dernier regard compatissant à l’homme. Celui-ci resta de longue minutes au sol, essayant de reprendre courage, mais en vain. Bientôt, hanté par la crainte de voir Anya revenir finir le travail il se retira dans une auberge à l’autre bout de la ville, pour s’y reposer. Le lendemain matin sa frayeur semblait s’être calmé mais sa nuit fût atrocement hanté par d’étrange vision, tous ses crimes passés lui était revenus en rêve.  Avec la certitude qu’Anyanka y était pour quelques choses et craignant bien pire chatiment,  il quitta précipitamment Prague, abandonnant la promesse de richesse faite par Slobodan Mizovic et gardant pour lui les découvertes faites sur les sœurs Revan.
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