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 Aggelos moine cappadocien

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the wanderer
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Messages : 105
Date d'inscription : 09/04/2011

MessageSujet: Aggelos moine cappadocien   Jeu 1 Jan - 18:33

Maudit, je suis maudit…
Je me suis questionné depuis que j’ai conscience de « talent » me rendant si spécial, si unique. J’en suis venu à chercher pourquoi Le Seigneur me punissait ou s’il me mettait à l’épreuve. Mon don est au-delà de ma simple compréhension et j’ai peur qu’une vie, voire une non-vie ne suffisent pas.

J’étais issu d’une famille agricole de six enfants et j’étais le malingre de ma fratrie, né prématuré. J’étais d’une constitution si faible que mes frères plus jeunes que moi étaient plus grands en taille et ma sœur d’un an plus jeune pouvait me battre à la lutte d’un rien. J’avais cependant pour ma part une bonne mémoire et connaissait déjà par cœur les prières en grec pour louer et célébrer Dieu. Aussi loin que je me rappelle la première manifestation de ma vision par delà la vue remonte à mon enfance, vers mes sept ans : mon père venait de sortir du four le pain fraichement cuit et en avait rompu un morceau pour nous autres. J’en savourais le goût avec un morceau d’oignon en écoutant mes parents parler. Je ne sais pas alors ce qui m’a pris mais quand ils parlèrent du retard de mon oncle, je leur dit qu’il ne viendrait pas car il était tombé dans un ravin et s’était brisé les os. La stupéfaction anima le visage de ma mère et mon père fut pris d’une fureur sans nom : il me frappa si fort que je sentis le goût du sang en bouche et il fit pleuvoir sur moi ses coups. Après s’être calmé il m’ordonna d’aller me coucher et au milieu de mes pleurs je sombrai dans le sommeil. Le lendemain le regard des miens à mon encontre était étrange, comme s’ils avaient peur de moi. J’essayai de parler avec un de mes frères mais seulement le silence demeura. Ce fut plus tard, au détour d’une conversation à voix basse, que j’appris qu’on avait trouvé le corps de mon oncle en bas d’une ravine, où il s’était rompu le cou. Je fus alors effaré et effrayé : ce que j’avais dit c’était réalisé !
Quelques jours plus tard, sur lesquels planèrent un silence de plomb, mon père m’ordonna de le suivre. Nous partîmes alors vers une ville proche et le long du trajet mon père ne décrocha un seul mot. Finalement nous arrivâmes à un monastère et là je vis mon père, homme bourru et massif, s’agenouiller devant le prêtre qui nous reçu et d’une voix craintive et pleurnicharde demander son aide pour son fils pour l’exorciser. Après avoir discutés entre eux je vis une ultime fois mon géniteur qui le regard soulagé reparti du monastère, sans jeter un regard vers son fils. Commença pour moi alors une série de prières, de jeûnes, de privations et de purifications. Ma maigre constitution m’amena à des seuils de douleurs et de peurs que je n’aime plus me remémorer. Dans mon âme je réalisai alors que ne devait plus jamais prêter attention à de telles pensées si je ne voulais pas souffrir.

Ainsi je fus déclaré délivré de tout mal : comme j’étais doué pour tous travaux intellectuels les moines choisirent de me garder et de m’enseigner le métier de copiste. Le temps passa alors pour moi, enfermé dans une routine simple et réfrénant mes talents. Mes bonnes capacités me permirent d’être dans les bonnes grâces de ma hiérarchie et même d’être le tuteur de certains infants de nobles et d’édile. Pourtant un événement provoqua ma chute : arrivé au seuil de l’âge mûr d’un homme mes visions me tourmentèrent de plus en plus ; je réalisai que mon monastère allait brûler ! Chaque nuit je voyais en rêve les visages de mes condisciples et mes élèves bruler, leurs bouches articulant en silence des cris de douleurs qu’ils ne pouvaient plus pousser. Après plusieurs nuits ainsi je décidai d’empêcher l’événement : la nuit fatidique je sonnai les cloches pile au moment où le feu débuta et d’une voix forte je désignai l’ombre que je voyais chaque nuit, responsable du feu. Ce pyromane fut acculé et capturer et j’inventai une histoire pour expliquer ma présence. C’est là que les choses prirent une tournure fatidique : un moine pâle, extérieur à notre monastère me fixa durement du regard et déclara que je mentais. Je fus alors jeté dans une geôle sinistre dans un recoin du monastère que je n’avais jamais visité.

Le lieu me fit peur car partout où mes yeux se posaient je voyais des engins barbares de tortures et des squelettes accrochés. Le moine pâle revint, accompagné d’autres personnes : ils commencèrent alors à me poser la Question. Je hurlai de douleurs et cherchai à ne point dire comment j’avais pu alerter tout le monde. Un d’entre eux, visiblement agacé, se coupa avec une fine lame, recueillit le sang et me força à le boire. Un violent haut le cœur me prit mais les mains me maintenant étaient fermes et je les entendais dire que cela me rendrait plus docile. Il se produisit alors une chose qui dépassa mon contrôle : je fus pris de violents spasmes, me raidit et plongea mes yeux dans celui qui m’avais donné son sang. Ma bouche s’ouvrit et des paroles en sortirent : je n’avais pas d’idées précises sur celles-ci mais le destinataire du message ouvrit grand les yeux, se mit à trembler et finalement recula en poussant un hurlement de terreur. Tous les autres témoins, choqués par la scène, s’enfuirent de la salle, me laissant seul en sang attaché à une table.

Peu de temps après on me détacha et on me jeta dans une cellule. Je sombrais dans le sommeil mais je fus alors hanté par une sensation: je ne pouvais la nommer mais elle mêlait douleur, sang et mort. Je me réveilla en sueur de mon cauchemars, tremblant comme une feuille. Les jours suivant furent un oubli pour moi car on me drogua: la seule certitude fut que je voyageais mais je ne sais où. Quand mes yeux se rouvrirent j'étais vêtu d'une robe de moine simple, entravé sur une table. Des ombres s'avancèrent alors vers moi et une voix déclara à une dame Constancia que j'étais préparé à recevoir le Baiser. Je vis alors une femme pâle s'approcha de moi: craignant que ma vertu soit mise à mal j’essayais d'écarter mon corps d'elle, mais elle plongea vers mon coup et me mordit. Je sombrai alors dans une semi-conscience: je sentis le froid me gagner et bien plus. Cela fait je fus libéré et les ombres s'écartèrent de moi, pour saluer leur nouveau frère du Clan.


Dernière édition par the wanderer le Ven 2 Jan - 19:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Aggelos moine cappadocien   Jeu 1 Jan - 18:39

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Aggelus du temps de son vivant: le visage est plus blafard désormais.
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Aggelos moine cappadocien
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