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 Zorana Lliescu Dragoman aka "Lupanera"

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Gaueko
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Messages : 388
Date d'inscription : 22/03/2011

MessageSujet: Zorana Lliescu Dragoman aka "Lupanera"   Mer 21 Aoû - 9:48



La marquise Zorana Lliescu


La caïnite Zorana Lliescu





- "Ah te voilà enfin éveillée, je commençais à me demander si tu n’étais pas morte… de nouveau…."

La jeune femme se releva d’un bond, les canines largement découvertes dans un rictus emprunt de folie. Portée par un instinct animal, elle huma l’air à la recherche de son interlocuteur, mais rapidement une autre odeur la distraya, celle du sang, frais qui plus est. Sans réfléchir elle remonta la piste et se trouva face à un humain, enchainé aux murs, le corps entaillé en de multiples endroits.

- "Tu dois avoir faim, ne te prive pas… Je ne peux pas t’assurer qu’il soit de bon goût, mais ne te soucie pas de sa survie, il a amplement mérité son trépas."

La jeune femme voulus protester mais si elle n’assouvissait pas rapidement sa soif, elle perdrait de nouveau le contrôle. Aussi sans plus attendre elle planta ses canines dans le cou de sa victime et se délecta du flux nourricier. Malgré ses efforts, elle ne pût s’arrêter à temps, et le prisonnier succomba. La voix de l’homme s’était tût, mais la jeune femme sentait encore son regard posé sur elle, et quand un bruit sourd retentis dans son dos, elle fit volte face, toutes dents dehors. La réaction fût accueillie par un rire à gorge déployé, émanant de la même voix grave qu’elle entendait depuis son réveil.

- "Allons allons, c’est ainsi que ce comporte une dame ? Comment réagirais ta préceptrice, si elle te voyait ainsi… Tu tiens plus de la bête sauvage que de la marquise…"

A ces mots les yeux de la jeune femme perdirent toute humanité et elle se rua en direction de la voix, mais l’homme était hors de la fosse où elle était enfermée. La fin de la nuit arrivas bien vite, et la jeune femme n’avais toujours pas repris son contrôle, c’est l’esprit embrumé par la frénésie qu’elle trouva malgré elle, le repos diurne. Le lendemain soir, l’homme à la voix grave était déjà présent lors de son réveil.

- "Je crois que nous avons pris les choses du mauvais coté hier, visiblement mon prisonnier n’était pas suffisant pour ton appétit, j’ai fais livré meilleur repas ce soir, nourris toi et je reviendrais voir si tu es plus calme."

Des bruits de pas clôturèrent la phrase, et bientôt la jeune femme se retrouva de nouveau seule, rapidement une forte odeur de sang emplis ses narines, et elle trouve sans difficulté les trois prisonniers disposés à son attention. Malgré une certaine réticence, elle finit par se nourrir sur deux d’entre eux avant d’être pleinement rassasiée. La menace de la frénésie maintenant écartée elle pouvait faire le point sur la situation : elle portait encore les frusques volées sur le dernier chariot rencontré, néanmoins ceux ci étaient maintenant imprégné de sang, et protégeaient sommairement une pudeur qu’elle aurait encore défendue avec fougue quelques mois auparavant. Un rapide coup d’œil autour d’elle lui permis de déduire qu’elle se trouvait visiblement dans la fosse d’un château, peut être une ancienne arène,  ou bien un ossuaire qui aurait été vidé de tout ossement. Des bruits de pas résonnant stoppèrent toute réflexion, et de nouveau la voix grave retentis, mais l’homme n’apparut pas pour autant, il restait dans l’ombre.

- "Ah tu me sembles plus éveillées … Tu es Zorana Dragoman n’est ce pas ? La marquise qui s’est élevée contre dieu ?"

L’homme avait insisté sur le mot Dieu, avec un mépris non dissimulé.
Rabattant ses longs cheveux roux en arrière, la jeune femme chercha du regard son interlocuteur, une lueur de colère dans les yeux.

- "Ah visiblement le sujet est encore sensible, je pensais que la mort t’aurait apaisé, voilà qui est intéressant… Bref je vais être clément avec toi, tu ne m’intéresse pas, en revanche ton histoire oui, si tu me la conte et que je m’en amuse, alors je te libèrerais. En attendant tu es mon invitée et je pourvoirais à tous tes besoins comme un hôte digne de ce nom."

La jeune femme cherchait désespérément un moyen de sortir, tandis que l’homme enchainait les railleries avec condescendance, ce petit jeu duras ainsi pendant cinq nuits, Zorana échafaudant des plans qui finissait fatalement par échouer, et l’homme essayant de la convaincre de lui raconter son histoire. La sixième nuit, alors que la voix grave s’était fais plus douce, suppliant presque la jeune femme d’accéder à sa requête, elle se positionna dos à la paroi et se laissa tomber au sol avant de replier ses genoux sous son menton.

- "Oui je suis Zorana Dragoman, je suis … enfin jetais marquise, mais tout ça n’a plus d’importance aujourd’hui…"

La voix cristalline et tremblotante de la jeune femme résonnait dans la fosse.

- "Ca en a pour moi, j’ai entendu beaucoup de rumeurs sur toi, et il parait que tu as a plusieurs reprise croisé la mort. Raconte-moi comment tu l’as rencontré, si toutefois cette histoire est vraie."

Le ton familier avec lequel il s’évertuait à s’adresser à elle, l’énervait au plus haut point, mais elle prit sur elle et commença le récit :

- "Je suis née de noble famille, et avant même ma naissance, mon destin était lié à celui qui fût mon époux, le marquis Sandor Dragoman, nos familles s’était accordé sur nos noces alors qu’il était encore très jeune. Scellant ainsi une union familiale des plus rentables, pour les deux partis. Les noces furent célébrées le jour même de ma quatorzième année, et j’ai ainsi vécus auprès de mon époux pendant deux longues années… Nous nous aimions d’un amour sincère et puisant. Mais Dieu s’en ai mêlé…"

- "Par l’intermédiaire du roi ?"

- "Oui, sa lassitude pour sa femme le pesait, alors il a fais battre tambour et a ordonné que toutes les femmes de sa cours se réunissent dans sa salle d’audience, il nous a toute toisé avec envie. Son choix s’est porté sur moi, et mon époux ne pouvant refuser une requête royale, nous dûmes nous séparer, et je suis devenue malgré moi la favorite du roi. Mon époux a été nommé Marechal et envoyé loin de moi pour faire la guerre. Ce fût une longue année, et avec le temps j’avais appris à apprécier la compagnie du roi. Mais c’était sans compté la jalousie de madame la reine,  un soir alors que la lune était haute et que le sommeil s’était emparé de moi, elle vint me rendre visite, m’offrant un bouquet de Lys, j’ignore quel sortilège elle y avait mis, mais lorsque que le doux parfum m’est venu en tête j’ai immédiatement perdus connaissance.
A mon réveil j’étais enfermée dans une grotte sombre, éclairé par deux simples torches, et la reine m’observait à travers les barreaux de ma cellule, tout en prenant Dieu a partis elle maudit le bleu de mes yeux et ma jeunesse. Je suis restée ainsi captive durant plusieurs semaine, nourrie convenablement mais sans aucun espoirs de libération, et chaque soir la reine venait… Elle me maudissait, m’insultait, et s’amusait de mon malheur, racontant avec un malin plaisir, comment les gens du château avais expliqué ma disparition : Il se disait partout que j’avais mis fin à mes jours, jetant ainsi  l’opprobre sur toute ma famille. Sandor, en apprenant la nouvelle avait déserté la guerre, et s’est empressé de revenir. J’ai appris bien plus tard, qu’après son retour, il s’était constitué prisonnier  auprès de la garde du roi. C’est ainsi que nous nous retrouvâmes, dans cette sombre caverne enfermé derrière de larges barreau de bois, tel de vulgaires animaux. Mais il était différent, à l’époque j’ignorais encore tout de l’existence des caïnites, sa peau était froide comme l’hiver et son teint excessivement pâle, mais après une telle séparation, l’enthousiasme prenait le pas sur ces détails. Malheureusement les retrouvailles furent de courtes durées."

La jeune femme marque une pause alors que des larmes de sang s’écoulent le long de ses joues.

- "Il m’expliqua que nous étions dans une grotte aménagé au milieu d’un campement retranché, que la reine avait quitté la région, et que si nous ne faisions rien la mort ne tarderait pas à venir nous chercher. Il me fit jurer sur Dieu de ne pas perdre confiance en lui, et surtout de tout faire pour survivre, en évitant quoi qu’il arrive la lumière du jour. Ses précautions me semblaient saugrenues mais j’acquiesçai sottement, sans demander plus ample information. Il me donna un baiser, et me mordit au niveau du cou, je sentis la vie me quitter, mais j’avais confiance en lui et je me laissais donc partir. Je n’ai que des bribes de souvenir des événements qui on suivit mon étreinte, mais je suis sûre de l’avoir vu se transformer en une énorme créature qui a arraché la porte de la cage puis quitté précipitamment la caverne. Le restant de mes souvenirs n’est qu’une cacophonie de cris humains et gutturale.
A un moment de cette horrible nuit, alors qu’à l’extérieur la bataille touchait à sa fin, je reçu la visite du veneur du château royal, celui-ci était recouvert de sang, visiblement le sien au vu de la partie gauche de son visage désormais réduit à l’état de lambeau, je ne pût retenir un cri d’horreur, il tenait plus du cadavre que du vivant…. Néanmoins il n’avait pas perdu de sa force et c’est sans difficulté qu’il me traina hors de ma prison, le camp semblait dévasté, et les cadavres étaient atrocement déchiquetés, je fermai les yeux pour ne pas me sentir mal, priant Dieu pour qu’ils me viennent en aide. Je n’eu évidemment pas de réponse, l’homme me passa corde au cou et entrepris de me pendre, comme un vulgaire bandit, un peu à l’écart du camp, au beau milieu de la forêt. Après m’avoir conseillé de mourir avant d’attirer les loups, il repoussa l’objet sur lequel je reposais et ma vie pris fin…
La sensation d’étouffement fût courte, et je pense que la maigre partie vivante qu’il restait en moi est morte à ce moment là. Quand j’ai rouvert les yeux, j’ai sût que je n’étais plus la même. La faim me tiraillait et des sensations nouvelles envahissaient mon esprit. Un bruit dans mon dos me sortit de mes réflexions, c’était Sandor qui venait me libérer, il était atrocement mutilé mais son odeur me sembla enivrante. Par chance j’étais encore trop faible pour tenter quoi que ce soit, sans ça je pense que je n’aurais pas résister et mes canines se serait planté dans sa gorge quand il me prit sur son épaule. Me transportant comme il le pouvait, malgré son absence de bras droit et le trou dans son torse, juste sous le cœur, Sandor nous mena dans la grotte, seul refuge ombreux à proximité alors que l’aube pointait son nez.
Une fois de plus Dieu s’est joué de nous car avant même que nous puissions nous échanger un mot, une troupe d’homme entra dans les vestiges du camp et nous pointa du doigt avant de nous charger. Avec autorité Sandor m’ordonna de me replier et de m’enfermer dans la cage à l’abri du soleil, puis son corps fût pris de spasme et son bras gauche se mua en une large griffe blanchâtre… sans même un regard il se rua sur la troupe ennemie alors que son corps s’embrasait sous les assauts de notre ennemie mortel…. De mon coté le jour fit aussi son œuvre, et le sommeil diurne m’emporta…."

- "Fascinant…"

La voix de l’homme traduisait un enthousiasme malsain pour l’histoire de la jeune femme.

- "Je ne pensais pas à cette mort là, mais plutôt à celle qui a précipité notre rencontre, celle qui t’as mis sur ma route un pieu enfoncé dans le cœur. Cependant j’ai aimé ton histoire et je suis un homme de parole, je vais donc te libérer. Mais j’aurais une proposition à te faire… Je suis un homme de science, et la mort me fascine, tu as l’air d’avoir une certaine expérience dans le domaine, aussi  j’aurais bien besoin de tes services."

- "Et qu’est ce que j’y gagne ?"

La jeune femme avait bondis sur ses pieds, et cherchait du regard son geôlier.

- "Et bien tu es une caitiff, une caïnites sans père et sans clans, honnis par tous et condamner à la mort, nulle doute d’ailleurs que le pieu que j’ai ôté de ton cœur était lié à cet état."

Zorana ne pût s’empêcher de grimacer tant l’homme avais vu juste.

- "Je te prendrais sous mon aile, utilisant mes ressources et ma notoriété pour écarter les menaces imminentes d’une mort qui serais cette fois définitive, néanmoins si il s’avère que si tu cherches par un moyen ou un autre à me nuire, je mettrais moi-même fin à ton existence, en utilisant bien évidemment les même ressources et notoriété. Le choix t’appartient, tu peux reprendre ta vie d’errance, ou bien redevenir  une personne. Manifeste-toi quand tu auras pris ta décision."

Durant les trois long mois qui avais suivis son étreinte, Zorana avais appris que la survie d’un caïnite seul était largement précaire, à plus juste titre est quand on est un caitiff, elle ne pouvait pas se permettre de refuser une main tendue, même si elle n‘excluait pas l’idée de la mordre tôt ou tard…

- "J’accepte !"

- "Très bien, voilà une sage décision, ôte moi ces frusques et revêt ce masque, si  je t’ai reconnus, d’autre le pourront également, je ne tiens pas à ce que des rumeurs sordides se répandent sur mes terres. Une fois apprêtée rejoins-moi à l’étage."

Un peu plus haut un bras sortis de l’ombre, jetant au pied de la jeune femme, un épais sac de cuir contenant une robe noire a capuche de belle facture et un masque, tandis qu’a l’opposé de la fosse on déroula une échelle de cordage, sésame de la libération de celle qui fût autrefois la marquise Zorana Lliescu...

Quelques semaines sont passées depuis le réveil de la jeune femme, et malgré de nombreuses et longues discussions l’homme ne s’est toujours pas montré. Contre toute attente Zorana n’a pas cherché à fuir les lieux,  son hôte bien que parfois cynique était bon avec elle, aussi elle attendrait d’en savoir plus sur lui avant de décider d’un potentiel départ. L’absence totale de mobilier dans le manoir le rendait d’autant plus vaste, il était clair que l’homme n’y voyais qu’un refuge temporaire, et pourtant les jours s’égrainaient, et à aucun moment il n’évoqua un quelconque départ. Les discussions qui animaient les deux colocataires était essentiellement qualifiable de courtoise , mais Zorana avait la certitude qu’il mourrait d’envie de l’assommer de question, cette simili-pudeur qu’il affichait maintenant contrastait grandement avec le ton direct qu’il avait pris lors des premières discussions, visiblement cet homme était plein de surprise. A l’aube de la cinquième semaine de cohabitation,  alors que Zorana s’évertuait à façonner un bloc de glaise, seule distraction à sa disposition dans un manoir désespérément vide, l’homme rompit le silence. Provoquant malgré lui un sursaut de la jeune caïnite.

- "Étrange passion que la sculpture pour une noble…"

Ses vêtements étaient rongés par l’usure, mais nuls doutes qu’ils avaient été de très bonne facture, il avançait d’un pas hésitant, un masque grossier en fer blanc lui masquait le visage, et Zorana conclut qu’il était la cause de cette voix si particulière. L’homme évitait scrupuleusement de croiser le regard de la jeune femme qui elle cherchait l’inverse, et comme pour conclure sa phrase il s’appuya dos au mur, la tête légèrement penchée en avant et les bras croisés sur le torse. Voyant sa gêne, Zorana cessa de le dévisager et repris de plus belle son activité.

- "Oui, c’est une passion qui me viens de l’enfance, ma mère disais toujours que j’avais beaucoup de talent, et que j’aurais un grand avenir."

La réponse se perdit dans un léger étranglement de peine.

- "Un grand avenir dans la sculpture pour une Marquise ? Amusant ! Mais tu as encore de l’avenir, d’ailleurs tant qu’on en parle que pense tu faire maintenant ?"

- "Je l’ignore, tant que vous tolérez ma présence je resterais ici, et ensuite je pense que j’irais m’occuper de ce bon roi et de sa femme."

La main de la jeune femme se referma sur l’ersatz de personnage qu’elle avait façonné, la figure s’écrasa entre ses doigts, et l’homme ne pût s’empêcher d’imaginer une analogie avec le sort qu’elle réserverait au roi.

- "Pardonne moi ma jeune amie, mais tu fais fausse route, qui te dit que le roi n’est pas une victime ? Tu ne peux pas décemment te venger sur un innocent."

- "Ma vie…Il m’a pris ma vie, c’est à cause de lui tout ça…."

- "Hum en fait non, ne le prend pas mal, mais dans le fond il n’y a qu’un seul responsable à tout ça : le destin, ou dieu si tu aimes les comptines… Saches pour ta gouverne que le roi n’est toujours par remis de ton *suicide*. Tu es jeune, et tu ignores sans doute ce que c’est de vivre sans amour durant plusieurs décennies.
Mais sache que comme toi, la reine et lui ont été forcé à se marier très jeune,  mais dans leur cas l’amour n’a jamais pris, du moins du côté du roi. Dans certain milieu on raconte qu’il aurait découvert l’amour le jour où il t’a rencontré. Le destin est cruel n’est-ce pas ? Toujours est-il qu’il est une des victimes d’une tragédie qui s’est déroulé au su et vu de tous.
Tu pourrais en vouloir à la reine également, mais met toi quelques instant à sa place : ton mari, l’homme dont tu es amoureuse ne t’a jamais considérer autrement que comme un fardeau politique, et du jour au lendemain il s’amourache d’une jeunette beaucoup plus jolie que toi, il lui offre richesse et lui dit des choses que tu n’espérais même plus entendre de sa bouche. Comment réagirais-tu ? Tu ne chercherais pas à l’écarter de ta route ?"

Devant l’évidence des faits avancé, Zorana ne savais que répondre, elle se cala la tête entre les mains et s’évertua à ne plus écouter l’homme au masque, qui continuai inlassablement à énoncer les potentiel coupable de la situation. Il termina sa longue liste par Sandor, et Zorana dû prendre sur elle pour ne pas se laisser consumer par la bête. L’homme se place devant elle et une main glacée se posa sur le menton de la jeune femme, la forçant à relever la tête.

- "Ecoute moi, il n’y a PAS de coupable ! PAS de vengeance a appliquer… La vie de caïnite n’est pas facile tous les jours, mais elle a le mérite d’être mieux que la mort. Sandor s’est sacrifié pour que tu vives, alors ne gâche pas ça."

Malgré le filtre rouge des larmes qui brouillait la vue de la jeune femme, elle ne pût s’empêcher de remarquer l’absence d’œil droit derrière le masque de l’homme, son visage dû marquer la surprise car l’homme la lâcha instantanément et il se retira dans ses quartiers sans un mot. Il ne se montra pas durant trois jours, mais malgré tout chaque soir Zorana trouvais de quoi se nourrir dans les geôles. Bien qu’absent il restait un hôte dévoué. A plusieurs reprise la jeune femme envisagea de partir, autant pour son confort que pour celui de son *ami*, mais elle ne pouvait pas se résoudre à être aussi ingrate, à l’en croire il l’avait sauvé…  

Elle se souvenait que vaguement de la coterie qu’elle avait rencontré, trois caïnite, plutôt sympathique malgré le fait qu’ils l’avaient surpris pendant qu’elle fouillait dans leur chariot à la recherche de vêtement.  Ils discutèrent tous les trois durant une bonne partie de la nuit, et quand l’un deux évoqua, par erreur sans doute, l’identité véritable de la jeune femme les choses tournèrent mal et ils la pieutèrent sans autre forme de procès. Sans l’intervention de l’homme elle aurait sans aucun doute été tué ou pire encore…

Le quatrième soir, elle décida de prendre les choses en mains, contre toute attente la porte des quartiers de l’homme n’était pas verrouillée et elle commença à arpenter des couloirs tout aussi vides que le reste du manoir. La voix rauque interrompit ses pérégrinations :

- "Je suis ici, entre mais ne te formalise pas de ce que tu vas voir."

Inquiète la jeune femme se laissa guider par la voix, et finis par rentrer dans ce qui semblait être une pièce de vie aménagé de façon sommaire.  Assis dans un fauteuil face à la porte l’homme patientait, ses doigts tapotant sur l’accoudoir du meuble révélant un stress certain. Ses longs cheveux châtain recouvraient les bords de son visage, masquant partiellement la mutilation qui dévorait la partie droite de celui-ci. Mais ce ne fût pas la première chose que Zorana remarqua, dans un premier temps son attention vu captivé par la peur qui habitait l’œil gauche d’un homme qui à ce jour n’avais jamais manqué d’assurance. Et c’est seulement après qu’elle vit les quatre puits creusé dans le visage de l’homme, situé à droite de l’orbite déformée et vide, ils évoquaient l’empreinte des doigts enfoncé dans la glaise. Zorana retint un sentiment de dégoût quand l’image s’imposa à elle,  au vu des marques le responsable de cette atroce mutilation avais dû enfoncer sa main dans la chair et le crâne de l’homme, non pas pour tuer mais dans l’idée de le marquer à vie, ce qui avait de toute évidence réussis,  la partie droite du visage n’ayant plus rien d’humain. Mais un point la dégoûtait bien plus que l’image elle-même, la possibilité qu’elle soit de la même lignée que l’auteur de cette mutilation.

Durant son errance, après sa libération par Sandor et avant la rencontre de la coterie, elle avait découvert cette capacité et l’avais utilisé pour effacer une cicatrice handicapante qu’elle avait hérité suite à une mauvaise expérience avec le feu, bien qu’elle était à l’heure actuelle incapable de moduler les os, elle savait que tôt ou tard elle en serait capable. L’espace d’un instant elle se détesta pour çà  avant de réaliser qu’elle pourrait peut-être défaire ce qui avait été fait.

- "C’est moche hein ?"

Zorana sortis de sa réflexion quand la voix rauque retentis. Un sourire crispé se dessina sur le visage du jeune homme, et elle se dit qu’avant cette mutilation il devait être d’une grande beauté… Rassemblant tout son courage, elle prit la parole :

- "Je vais vous aider, je ne sais pas encore comment, mais je le ferais !"

Un large sourire se dessina sur la partie intact du visage de l’homme, et son œil valide s’emplit de joie.
Ma jeune amie, tu m’ôtes une épine du pied, cela fait plusieurs jours que je cherche comment abordé le sujet, je connais ton lignage, mais j’ignorais si tu en connaissais les … capacités. D’ailleurs voilà qui est étonnant, on raconte que cette discipline est très difficile à maîtriser, et tu l’aurais acquise sans mentor, voilà qui est fascinant…

- "Comment ?"

Oh je l’ai lu dans tes yeux, tu prétends ne pas savoir comment m’aider, mais je sais bien que si, tu sais je t’ai longtemps observé avant de te venir en aide, non pas par plaisir malsain, mais pour être sûr que tu n’étais plus affilié au tiens.

- "Que savez-vous de ce que vous appelez les miens ?"

Ils sont les Tzimices, un clan caïnites très répandus dans la région, on les dit cruels et dangereux, et c’est une réputation que je ne peux qu’approuver au vu des échanges que j’ai eu avec certains d’entre eux. Ils n’étreignent jamais au hasard, choisissant avec sagesse les recrues dans des familles qu’ils suivent sur plusieurs générations…. Mais je doute que tu veuilles en savoir plus à ce sujet.

La jeune femme acquiesça d’un léger mouvement de la tête.

- "A moi de te poser une question, la coterie qui t’as trouvé, qui était-il ? Que t’ont-ils dit ?"

- "En vérité assez peu de chose, ils m’ont expliqué ce que j’étais, à savoir un vampire et une caïtiff, il y avait un couple de Toréador et un Lasombra, c’est lui qui était le plus avenant, il me promit aide et protection sans contrepartie. Mais quand la Toréador mentionna mon nom, sans doute par erreur, car son époux la gifla, les choses tournèrent mal et le Lasombra m’enfonça un pieu dans le cœur."

- "Ah les Lasombras ! Si tu m’accorde un conseil, je te dirais de ne JAMAIS faire confiance à un Lasombra, ils sont des menteurs de la pire espèce, et n’agissent jamais sans une sombre idée derrière la tête."

L’œil gauche de l’homme s’embrasa durant cette phrase, et la jeune femme se fit la promesse de ne plus aborder ce sujet avec son compagnon d’errance.

- "Pardonne-moi, il faut que tu saches que j’ai dû quitter mon pays et mes activités à cause d’eux. Mais tout ceci est du passé… Et avant que tu n’abordes la question, non ils n’ont rien à voir avec ça."

L’homme pointe du doigt la partie droite de son visage.

- "Un Tzimices en est responsable, un jeune va-t’en guerre qui voulait réquisitionner ma ville pour la guerre, elle est bien évidement tombée, entraînant sa princesse dans sa chute et pour me punir mon nouvel ami m’a infligé ça…."

Un sourire narquois se dessine sur le visage de l’homme.

- "Mais il a sous-estimé le clan de la mort, et c’est durant ma fuite que j’ai pour la première foi entendu ton prénom, il a ordonné à ses hommes de rechercher la moindre trace qui pourraient les mettre sur ta piste…"

- "Le clan de la mort ?"

- "C’est là la première chose que tu retiens de mon laïus ? Tu es vraiment surprenante. Mais oui le clan de la mort est notre surnom, à nous autres Cappadoccien. Mais assis toi donc, le temps pour moi de masquer ma laideur et je t’enseignerais tout ce qu’une jeune caïnites doit savoir."

La discussion dura ainsi tout le restant de la nuit. Quand l’aube pointa la jeune femme se retira avec regret dans ses quartiers et succomba au sommeil diurne. A son réveil une lettre l’attendait sur le guéridon prêt de son cercueil, l’écriture était soignée et la signature facilement déchiffrable évoquait le prénom Léonardo. Son contenu relatait un départ précipité de l’homme qui assurait revenir d’ici une dizaine de nuits. Zorana était libre de partir si elle le souhaitait, selon la missive, elle avait tenu sa part du marché en offrant une histoire des plus intéressantes.

La jeune femme hésita longuement, mais décida finalement qu’elle resterait auprès de lui, il l’avait aidé  en la mettant à l’abri du danger, elle en ferait de même en lui rendant son visage… Les lieux semblaient désespérément vides, hormis les geôles qui offrait un large choix de victime et ce pour plusieurs semaines. Léonardo ne se fit pas trop attendre et était de retour au bout de trois nuits.

Sans un bruit il rejoint la jeune femme dans la pièce qui lui servait d’atelier, celle-ci était en train de finaliser la sculpture taille réel du visage de Léonardo, en voyant ça la gorge de l’homme se serra, et il eut toutes les peines du monde à ne pas perdre contenance. Le malaise passé il laissa retentir sa voix étouffé par l’habituel masque de fer.

- "Je suis heureux de voir que tu es encore ici, je mentirais si je disais que je ne chérissais pas l’espoir que ça soit le cas. Néanmoins tu ne peux pas rester enfermé ici en permanence, ne gâche pas ta nouvelle vie."

La jeune femme ne sursauta pas quand la voix déchira le silence, elle commençait à  s’y habituer. Elle lui répondit sans lever les yeux de son travail.

- "J’ai une dette envers vous et je l’honorerais."

- "Nos vies sont longues, et j’attendrais le temps qu’il faut, pour le moment réunis tes affaires nous partons…"

- "Nous ? Où donc ?"

- "J’ai dans l’idée que la noblesse ne s’oublie pas, et je voudrais vérifier cette théorie, nous allons aller vers le sud rendre visite à un des rares princes non-Tzimices de la région, n’oublie pas ton masque il serait fâcheux qu’on te reconnaisse,  durant notre séjours là-bas tu te feras appeler Lupanera, tu es une jeune caïtiff engendrée sans autorisation, sur les terres de la princesse Rolanne, ton sir a subit une ordalie, mais Rolanne dans son immense bonté t’a confiée à moi pour que je t’apprennes les us de notre monde. Compris ?"

Sans même attendre la réponse, Leonardo quitte la pièce, laissant la jeune femme seule, elle pose son travail et sans attendre regroupe dans une petite malle ses quelques affaires et s’en vas rejoindre son protecteur. Le tandem voyagera ainsi durant plusieurs jours, confiant la conduite à des humains inféodé à Léonardo, durant le trajet Léonardo s’attela à apprendre des rudiments d’Italien à Zorana. De plus en plus inquiète alors que le voyage arrivait à termes, la jeune femme ne quittait plus son masque noir, elle redoutait par-dessus tout le fait d’être reconnue. Leonardo de son côté semblait confiant, il affichait une nonchalance sans faille et rassurait régulièrement sa compère, lui disant qu’il serait là si jamais ça tournait mal. Il ignorait encore que rien ne se passerais comme prévus…

[…]

Quelques jours plus tard....

- "Ah ! Plus que quelques heures avant le jour, nous ne devons pas perdre de temps et mettre un maximum de distance avec nos poursuivants ! Jette tout ce que tu peux trouver dans le chariot, débarrasse nous de l’éclaireur !"

L’œil et la voix de Léonardo trahissait une rage à la limite de la frénésie, lors de l’attaque il avait rapidement repris les rênes du chariot, repoussant d’un geste vif les cadavres de ses hommes, maintenant criblée de flèche. Il se maudissait de ne pas avoir envisagé cette possibilité, quel était la probabilité qu’une délégation Tzimices soit présente lors du dernier soir, et surtout une délégation qui recherchait spécifiquement Zorana. Il n’avait pas été assez prudent, et une foi de plus le destin s’acharnait sur eux. La jeune femme s’attelait dans le chariot, laissant tomber sur le chemin de terre diffèrent objet acquis et stocké par Leonardo au fil des années.  Mais le cavalier lancé à leur poursuite maîtrisait sa monture, et ne perdait pas de distance. Un éclair de génie traversa l’esprit de la jeune femme : les cercueils, leurs tailles imposantes seraient plus difficiles à esquiver. Sans hésiter elle poussa son cercueil hors du chariot et l’imposante caisse de bois heurta le cheval lancé à pleine course, elle eut le temps d’entendre le cri de surprise du cavalier qui chuta lourdement au sol puis l’horrible craquement qui retentis à travers la forêt lorsque la monture s’écrasa de tout son poids sur lui.

- "Je vois une grotte là-bas ! Si elle est assez profonde nous y passerons la journée."

La voix de Léonardo semblait maintenant plus calme, du moins c’était sans doute l’impression qu’il voulait donner, la nuit avait été rude pour la jeune femme et il voulait à tout prix la ménager…
Le chaos avait commencé lors du banquet organisé à l’occasion de leur départ,  un des sbires de l’émissaire Tzimices, sans aucun doute un caïnites réduit à l’état d’esclave avait dégainé une dague et dans un geste adroit il a tranché la lanière du masque de Zorana, révélant à l’assemblée l’identité de la jeune femme. Le Tzimices en a immédiatement pris ombrage et a exécuté froidement son homme avant de s’excuser platement auprès du prince local. La tension entre les deux hommes était palpable mais pour une raison inconnus le conflit en est resté là et le banquet a repris son cours. Néanmoins le mal-être de Zorana était perceptible, et bien que le prince ne sembla pas la reconnaître, il en était différent pour le Tzimices…  Sans tarder nos deux comparses se retirèrent du château, il savait tout deux qu’ils ne disposeraient que de très peu de temps avant que l’ennemi se jette à leurs trousses.  La première embuscade eu lieu à l’orée de la forêt jouxtant la ville, une volée de flèche transperça de part en part les hommes qui dirigeaient le chariot, et un cavalier d’un rare talent surgit d’un chemin détourné et les pris en chasse alors que Léonardo reprenait les rênes.

La grotte était profonde et ils n'eurent aucune difficultés à y cacher le chariot, plus la journée s'approchait, plus Léonardo semblait inquiet, il s'agitait dans la caverne agençant au maximum la disposition afin de réduire les chances d'être découvert. Zorana quant à elle  n'avait qu'une hâte, retourner dans leurs château, pour y rester cachée et en sécurité. Le levée du jour finis par les surprendre tous les deux et c'est à l'abri des rayons du soleil qu'il s'endormirent...
Leur Sommeil fût agité et très inconfortable mais sécurisé, quand Zorana s'éveilla Leonardo était déjà en train d’apprêter le chariot, voyant la jeune femme debout il singea une rapide révérence , puis esquissa un léger rire.

- "Désolé pour cette mauvaise nuit, nous allons bientôt pouvoir partir, par contre il nous faudra sûrement quitter la région prochainement, nous n'allons tout de même pas nous livrer à nos amis."

- "Pardon, sans moi vous n'auriez ja...."

- "Tu sais la vie de caïnite peut être incroyablement ennuyante par moment, au moins ça rompt la monotonie, et à vrai dire je ne serais pas mécontent de quitter ces ruines et cette région hostile."

Il mentait et elle le savait pertinemment, mais elle ne relèverait pas, car il le faisait pour elle.
Nos deux compagnons reprirent la routes et durant les jours qui suivirent il ne se croisaient que très peu, Leonardo dirigeant le chariot chaque nuit et refusant la présence de la jeune femme à l'extérieur. Un soir alors que Zorana venait juste de se reveiller, elle trouva au sol, posé à coté d'elle son masque réparée, la lanière initialement en tissu était maintenant en cuir, lui assurant une meilleure solidité, sous ce dernier une lettre, à l'ouverture elle reconnue immédiatement l'écriture de son ami :

Citation :
Zorana, Il est temps pour moi de te révéler la raison de mon absence d'il y a quelques semaines : j'étais partis régler quelques affaires urgentes et surtout me renseigner sur ta famille, aussi si tu ne souhaite toujours pas apprendre certaine vérité replie immédiatement cette missive.
La jeune femme s’exécuta persuadée qu'il ne serait pas bon d'en apprendre plus maintenant. Elle enfila  son masque et attendit patiemment que la chariot marque un arrêt pour rejoindre Léonardo. Voyant la jeune femme se hisser à son coté, il lui dit de retourner à l'arrière mais celle ci refusa fermement, lui disant qu'elle devait profiter de sa nouvelle vie, et ne pas rester cacher. Malgré tout, la réaction de la jeune femme soulagea Leonardo, et il céda, lui tendant la main pour l'aider à monter. Ce faisant il s'aperçut qu'elle déployait une force impressionnante pour une aussi frêle jeune femme, et ça lui confirmait certaines hypothèse qu'il avait émis suite à ses recherches.

- "Léonardo ? J'aimerais que vous m'appreniez à me battre, si nous devons de nouveau être attaqués, je ne veut pas être un fardeau pour vous."

Connaissant les capacités futur de la jeune femme, il ne pût s’empêcher de laisser s'échapper un léger rire. L'idée d'enseigner le combat a quelqu'un qui le surpasserais naturellement dans peu de temps l'amusait.

- "Bien sûr Lupanera, mais je ne suis pas un expert dans le domaine, néanmoins je devrais pouvoir te donner quelques bases utiles. Nous pourrons t'exercer le temps de notre voyage, ils devraient être assez long vu que nous quittons la région."

Le trajet duras en tout et pour tout trois long mois, l'hiver et les mouvements de troupes n'aidant pas un déplacement discret. La jeune femme s'avérait être assez doué en combat et Léonardo la forma à la dague et à l'épée courte, il lui enseigna également quelques passe de combat désarmé, refusant catégoriquement de lui en expliquer la raison, arguant qu'elle finirais par comprendre le bien-fondé de ces enseignements.
À l'aube du quatrième mois, les compagnons s’arrêtèrent dans une crypte,  une fois dans la bâtisse Léonardo dévoila le passage secret, caché dans un caveau, menant directement à une pièce caché.

- "Bienvenue dans ma demeure, installe toi comme bon te semble, pendant ce temps je vais aller cacher le chariot, ici nous seront à l’abri quelques temps."

Durant l'absence de Léonardo, la jeune femme sortit la missive qu'elle avait précieusement conservée et s'attela à sa lecture :

Citation :
Zorana, Il est temps pour moi de te révéler la raison de mon absence d'il y a quelques semaines : j'étais partis régler quelques affaires urgentes et surtout me renseigner sur ta famille, aussi si tu ne souhaite toujours pas apprendre certaine vérité replie immédiatement cette missive.  
Bien ! Je t'ai toujours dit que seul le destin était responsable de ce qui arrive, et bien ce n'est pas tout à fait vrai quand on est humain. Certain membre de notre race aime à les manipuler par caprice ou ambition politico-religieuse. C'est une des raisons pour lesquels je me refuse à croire en Dieu, car rien nous prouve qu'il n'est pas qu'une création d'un ancien caïnite.
Pour en revenir à toi, je me suis renseigné sur la lignée Llescu, famille très intéressantes si il en est. Avec quelques contact et sommes rondelettes versés j'ai pût apprendre que les Lliescu sont lié au Tzimices depuis plusieurs siècle, en grande partie grâce à certaines prédisposition familiale. En résumé tu était prédestinée à devenir Tzimices depuis ta plus tendre enfance. C'est en grande partie pour ça que ta mère t'enseignait avec ferveur la sculpture, malgré la promesse d'un rang sociale élevé de par ton mariage avec Sandor Dragoman, Marquis de naissance. Je reconnais avoir eu quelques difficultés à retrouver le nom de feu ton époux tant les Tzimices gardent le secret sur leurs manipulations. D'ailleurs je pense que tu auras aussi compris que les Dragoman sont eux liés au clan.
Mais si il y a un point ou les Tzimices me fascinent particulièrement, c'est bien leur stupidité, ils gardent les grande familles humaines près d'eux durant des éons mais n'ont toujours pas compris que les humains sont parfois imprévisibles. Dans ton cas ils n'avaient pas anticipé que le vieux roi s'amouracherait de toi, tout comme ils n'avaient pas prévus que la reine chercherait à te faire tuer. Résultat des courses, ils ont perdus une de leur recrue les plus prometteuses, l'unique descendante du clan Lliescu ! Je pense qu'il est également bon que tu saches le rôle initiale de Sandor Dragoman dans tout ça : aucun ! D'après mes sources il faisait partis des sacrifiables au front, un caïnite étreint dans l'unique but de faire la guerre. J'ignore ce qu'il s'est passé là bas, mais toujours est il que sa désertion a fais grand bruit, on raconte qu'il aurais diabler quelques généraux avant de venir à ta rescousse, mais je doute de la véracité de tout ça. Les Tzimices pensait l'avoir à leurs bottes mais visiblement ils l'ont sous-estimé, ce qui prouvent une fois de plus leur stupidité.
Tu dois te demander pourquoi je suis aller chercher ces informations ? Et bien maintenant que tu sais, tu pourras quitter l'est de l'Europe pour ne jamais y revenir et par la même occasion vivre en paix ta nouvelle vie. Enfin à condition que tu accordes du crédit à mes révélations bien sûr.
Quoiqu'il en soit n'oublie pas que tu es maintenant libre et affranchie des manipulations Tzimices, et que toutes les révélations que je viens de te faire appartiennent au passé.  Maintenant concernant ton futur, l'idéal pour toi serais de rejoindre l'Anatolie, j'ai une amie là bas, Dame Narousa Kelti, je lui est déjà fais parvenir une missive mentionnant ton existence et une potentielle migration prochaine. Elle te connais sous le nom de Lupanera et sais que tu es sous mon protectorat. C'est une amie de confiance et si je ne peut pas te promettre toute sa sympathie, je peut au moins t'assurer qu'elle ne te livreras pas à tes poursuivants. Pour le voyage alterne entre caravanne de marchand et compagnie de saltimbanque, si tu ne tardes pas tu ne devrais pas attirer l'attention. De toute manière je garderais un œil sur toi et j'aurais toujours de quoi te protéger.
Leonardo Giovanni
- "Voilà ! J'en ai profité pour repérer un peu les lieux, apparement il y aurais un campement de malandrin pas très loin, nous devrions pour nous nourrir régulièrement sans faire de mal à personne. Oh je vois que tu as lu ma lettre, mais tu ne semble pas plus affectée que ça. Dois je m'en inquiéter ?"

- "Non, merci d'avoir fais ces recherches, j'avais besoin de savoir maintenant que je connais mieux notre monde. Quand partons nous en Anatolie ?"

- "Tu fais erreur ma jeune amie, TU pars en Anatolie, je ne serais pas du voyage, j'ai encore quelques affaires à régler ici avant de partir à mon tour."

- "Pour venger Rolanne ? Vous qui prétendiez que la vengeance ne sert à rien ?!"

- "Tu fais de nouveau erreur, nulle question de vengeance dans mes projets, juste quelques recherches et détourner l'attention de tes poursuivants le temps que tu sois suffisament éloignée."

L'idée déplaisait fortement à Zorana mais elle savait pertinemment que Leonardo avait raison, fuir sans protéger leurs arrières etaient stupide, surtout maintenant que les Tzimices avaient dû redoubler d'effort, néanmoins elle craignait pour la vie de son mentor et ami.  Les deux êtres étaient unis par un lien très fort, tous deux avaient connus les affres de la perte de l'amour et des terres, et tous deux savaient qu'il est impossible de vivre une vie de caïnites sans quelqu'un pour veiller sur soit. Cependant la relation était sans équivoque pour Zoranna, Leonardo était bien trop cynique et avide, sans compter que le spectre de Sandor ne la quitterais jamais. La discussion continua une bonne partie de la nuit, ils échangèrent longuement sur les dispositions à prendre pour sécuriser le voyage de la jeune femme avant de se retirer chacun dans leurs quartiers pour une dernière journée sous le même toit.

Le lendemain soir, dès le réveil Zoranna entrepris le plus grand voyage de sa vie, sous le nom de Lupanera, elle traversa le sud de l'europe de l'est, essentiellement avec des compagnie marchandes, afin de rejoindre l'Anatolie, pays ou elle débuteras une nouvelle vie...
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Zorana Lliescu Dragoman aka "Lupanera"
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